dimanche 22 mai 2011

Platja d'Aro beach shooting II


Un an après l'excellent stage de triathlon de 2010, nous étions de retour sur les plages de Platja d'Aro pour un nouveau stage et un nouveau shooting.


Cette année cependant nous étions un peu moins motivés (enfin moi) pour nous lever à 5 heures du matin pour un shooting dans l'eau froide de la méditerranée. De plus, le lever de soleil ayant déjà été shooté, il fallait éviter la redondance, restait le crépuscule. Malheureusement les soirées étaient bien courtes après une pleine journée d'entraînement et le timing relativement serré ne nous laissait plus énormément de temps libre.


Un soir malgré tout, nous nous sommes redus sur une crique proche de l'hôtel pour réaliser quelques photos de Tomas, coureur de haut niveau et nouvelle recrue prometteuse du Racing Club de Bruxelles Triathlon. Ayant personnellement déploré la piètre qualité artistique de son dossier sponsoring, je me devais de lui sortir un ou deux cliché qui le mettraient un peu plus en valeur.


La photo en tête de post montre Tom en pleine action dans la tenue 2011 du RCBT. Nous avons utilisé la technique du cross-lighting pour cette photo. Initialement j'aurais aimé n'utiliser qu'un seul flash en plus du soleil comme source de lumière, mais vu l'heure tardive, celui-ci était déjà caché derrière les collines avoisinantes. Nous avons dû nous adapter à la faible luminosité en montant dans les ISO et en utilisant une vitesse d'obturation relativement lente. Une vitesse d'obturation lente dans ces conditions (utilisation de flash) me permet d'obtenir une sorte de halo noir tout autour de mon sujet. Le simple fait d'y adjoindre une lumière dure et froide en opposé de la lumière principale crée une dynamique parfaitement adaptée à notre sujet.


La ''main light'' était donnée par un SB 26 muni d'une soft box lumiquest II et d'un gel 1/4 CTO. la ''rim light'' (à droite) était produite par un autre SB 26 muni d'un snoot honl de 8 pouces (lumière dure et froide). le snoot me permettait de cibler précisément les parties du corps de Tom que je voulais éclairer par l'arrière (rim light). Cela est fort visible sur la photo ci-dessous où les jambes de Tomas sont éclairées par un éclairage dur afin de mettre en valeur leur musculature sèche et dessinée. Les flash sont déclenchés à distance par pocketwizzards et tenus à bout de bras pars deux de mes modèles de l'année passée, Robin et Denis.






Pour ce genre de photos qui doivent mettre la puissance du modèle en valeur, il est opportun que le point de vue soit situé en contre-plongée. Ces images ont été prises au 12-24 mm presque à raz du sol, ce qui donne beaucoup plus de prestance et de dynamisme que si l'on avait choisit une focale de 80 mm à hauteur d'homme. En préparant un shooting, il est essentiel de déterminer l'utilisation et le but final des images que l'on désire obtenir. Le cadrage, l'éclairage, la pose du modèle et bien d'autres paramètres sont tributaires du rendu que l'on souhaite donner à ses photos.


Un autre avantage que l'on a à réaliser un shooting dans la soirée, en très faible luminosité est de pouvoir monter dans les ISO ce qui a pour effet d'augmenter artificiellement la puissance des flashs.


Pour la photo de Louis ci-dessous par exemple, le flash était placé à une vingtaine de mètres du sujet. Nous avons utilisé un SB 26 à 1/4 de puissance zoomé à 80 mm et muni d'un snoot. En shootant à 400 ISO au lieu de 100, j'augmente la puissance du flash de 2 stops. Je peux donc reculer mon flash 2 fois plus loin, chaque stop gagné multipliant la portée du flash par 1/2. Dans ce cas-ci, Louis étant perché sur un rocher, il ne m'était pas possible de placer un flash en face de lui à une distance raisonnable. En éloignant le flash, les possibilités de positionnement devenaient bien plus intéressantes.







Les autres photos sont visibles ici.


La vidéo du making of est encore en chantier ;-)

lundi 4 avril 2011

Hibou 39 at 24h 2011




Le Week-end passé se déroulait à Bruxelles, dans le bois de la Cambre, les 24 heures vélo. Il s'agit d'une épreuve cycliste par équipes réunissant des troupes scoutes et guides de tout le pays.


Les scouts se relaient ainsi pendant 24 heures sur un parcours fermé de 2700 mètres afin d'amener leur troupe à réaliser le plus de tours possible. En général les coureurs se relaient chaque tour mais il arrive que certains (assez forts) enchaînent deux voire trois tours, ce qui permet de gagner du temps sur les passages de relais.


J'ai été chef scout quelques années à la 39ème St-Pancrace de Kraainem, mieux connue sous le nom de troupe du Hibou. Un accord tacite autorisant les anciens de la troupe à aider leur unitée pour la conquête du titre, je met chaque année mes mollet à la disposition de la communauté en donnant quelques coups de pédale plus ou moins appuyés ;-) .


Victime cette année d'une blessure persistante au genou, je n'ai pas pu me mesurer à la concurrence. J'ai donc décidé d'amener mon matériel photo et d'improviser un studio "on location".



La photo en tête de post montre Mathieu aka "Gecko" Chef de la troupe du Hibou quelques secondes après une terrible nouvelle.


En effet, ces 24 heures ont été un vrai calvaire mécanique pour la troupe.Trois casses matériel et un accident ont eut raison de la domination des hiboux. La dernière casse arrive d'ailleurs au pire moment, à 20 minutes de la fin, alors que nous avions 1 minute 10 d'avance sur les deuxièmes. Devant l'objectif "Gecko" ne peut pas cacher sa déception juste après la nouvelle.


J'ai utilisé 3 flashs pour ce shoot. Un SB-26 muni d'un diffuser était dirigé vers la paroi d'une des tentes militaires montées pour l'occasion. Ma "key light" était un autre SB-26 muni d'une petite softbox II de lumiquest qui était tenue à bout de bras par un scout-assistant-VALS (Voice Activated Light Stand). Si je ne l'avais pas oublié, j'aurais utilisé un ray-flash comme "fill light", mais son absence m'obligea à ne me servir que d'un 580EX fixé en hotshoe sur l'appareil. Avec un flash cobra au lieu d'un ringflash, on aperçoit très nettement l'ombre portée sur certaines photos (notamment celle de Thibaud aka "Papaloo" ci-dessus). Mais conjugué au flash "background", l'effet devient fort intéressant.


Les SB-26 sont dans ce cas-ci déclenchés à distance par leur cellule photosensible. Lorsque les conditions le permettent, c'est à dire quand les flashs ne sont pas trop éloignés les uns des autres et qu'il fait assez sombre, cette solution est très facile et rapide à mettre en oeuvre. Il suffit que la cellule soit atteinte par un éclair pour déclencher le flash. On peut ainsi créer des déclenchements en cascade, fort utile si un flash n'est pas en ligne direct de l'éclair principal.


Photos du setup ci-dessous.




Je voulais aussi photographier la cause de la perte de la première place: la casse du dérailleur à 20 minutes de la fin de la course. Celui-ci a littéralement été brisé en deux et arraché de son logement. Spectaculaire et ... photogénique.


Le fond est éclairé avec un SB-26 muni cette fois d'une grille nid-d'abeille. Je ne pouvais pas utiliser le "diffuser" car contrairement aux photos précédentes, le flash n'aurait pas pu être caché par le vélo. Je devais donc sortir le flash du cadre. Le 580EX était toujours fixé sur le "hot shoe" de mon 40D pour être utilisé comme fill-in mais surtout comme déclencheur distant. Un scout-assistant-VALS tenait le SB-26 muni d'une softbox II juste au dessus du dérailleur désagrégé.





Les lecteurs assidus de ce blog doivent savoir que je n'utilise photoshop qu'avec beaucoup de parcimonie. Ce programme est cependant un outil extraordinaire pour le photographe. Toute la difficulté consiste en son utilisation appropriée.


Dans ce cas-ci, j'ai modifié l'aspect général des images en utilisant un calque en mode filtre passe haut fusionné en "hard light" entre 30 et 40%. Le rendu est un peu plus dramatique, ambiance qui collait assez bien avec l'état d'esprit de la troupe a l'issue de la course.


Pour la photo ci dessous, j'ai utilisé Photoshop pour rendre la photo plus authentique. Paradoxal n'est-ce pas. Thibaud n'avait pas son foulard à disposition à ce moment là, il a emprunté celui de Lemur dont le nom était apposé dessus visiblement. L'outil tampon de Photoshop m'a permis d'effacer les inscriptions sur le foulard. La photo est ainsi plus cohérente ;-).




Go Hibou Go!...


Les autres photos sont ici


lundi 21 février 2011

What would you like for Christmas Jack?


English version at the end of the post!



Voici Jack, nouveau membre de la famille. Son nom n'est pas très original, je vous l'accorde, mais à notre décharge nous ne sommes pas responsable de ce choix.



Nous avons été chercher Jack dans un refuge près de Liège. Ma belle-mère, la maman de kinga, nous avait demandé de lui ramener un chien pour elle et ses trois autres filles. D'après la description de la fiche internet, Jack convenait à merveille, pas trop grand pour vivre en appartement, 3 ans et demi, gentil, propre et plus ou moins éduqué. Il avait été abandonné parce qu'il ... courait après les poules!! Sans blague!?



Évidemment, il ne nous appartenait pas encore de 24 heures qu'il nous paraissait inconcevable de s'en séparer.Il ne nous lâchait plus d'une semelle, Jack avait compris qu'il avait une nouvelle famille, et cette fois, il était bien décidé à la garder.


Pour shooter Jack, j'ai décidé de n'utiliser qu'une seule source lumineuse. Un flash alienbee AB800 muni d'une grande boîte-à-lumière octogonale et d'une grille placée sur la boîte-à-lumière qui limite ainsi la dispersion du rayon lumineux.


La boîte-à-lumière était dirigée légèrement derrière Jack. De cette manière je pouvais éclairer Jack et le mur du fond rouge avec une seule source lumineuse.


Le flash était placée très près du sujet afin d'obtenir la lumière la plus douce possible.




Dans un premier temps, j'ai placé Jack sur une petite table recouverte d'un drap noir. Je l'ai enlevé par la suite mais la première solution était la meilleure. Pour réussir une photo d'animal domestique il faut absolument se placer à leur hauteur (sauf exceptions). L'astuce vaut aussi pour les jeunes enfants. Un point de vue plongeant écrase le sujet et ne lui donne aucune prestance contrairement à une vue en légère contre-plongée qui magnifie le sujet.





Toutes les personnes qui ont un jour essayé de photographier leur animal favori seront certainement d'accord avec moi qu'il est extrêmement fastidieux de le faire poser. La solution est très simple: il n'y en a pas! Il faut juste s'armer de beaucoup de patience, se tenir tout le temps prêt et ... espérer un petit coup de pouce de la chance.


Ce sont ces trois éléments (surtout le dernier) qui m'ont permis de réaliser la photo suivante. En partant sur le principe que tous les moyens étaient bons pour capter l'attention de notre sympathique quadrupède, j'avais rempli ma poche de bonbons canins. Le fait est que ces bonbons collent aux dents acérées de notre monstre. Juste après lui en avoir donné un, il a commencé à le mâchouiller en retroussant les babines. J'ai juste eut le temps de mettre l'oeil au viseur pour faire la mise au point sur le bout du nez et click ... un petit coup de bol qui le rend bien féroce! ;-)




This is Jack! New member of the family since december the 21th. Just a few days before Christmas. We went to a lot of animal shelters before finding him. My mother in law wanted a dog for her and her tree other daughters; Because of the ideal desciption on internet, we thought Jack was the perfect dog for them. But we where wrong! It was the perfect dog for us ;-).


After a few ... hours, Jack knew he had found a new family. So we just had to keep him with us. So simple was it. And we are still looking for another dog for Kinga's mother.


I wanted a realy simple setup for this shoot. So I used only one light. An alienbee AB800 with large octobox and grid to control the light spilling.


I placed the light camera up left slightly aimed to the back. So the red back wall was lightly lit by the flash. The light was placed as close as possible to the dog to have a nice soft lighting.



I placed Jack on a table so I could shoot from his level. This is very important when shooting pets. You don't want them to look small and afraid, you want them to look proud and classy. Put them hight and shoot from low, you'll be amazed of the result. By the way, the trick works with childrens too!


On the b/w picture above he is not showing his theeth. Believe me, he is just eating a sticky dog candy. I had just the time to put my eye behind the camera to focus on the nose before shooting. As always when shooting animals, you need a lot of luck to succeed. It worked for me this time ;-)



Les autres photos du shooting sur flickr


mercredi 9 février 2011

Sunset Beach Shooting at Playa Conchal (CR)




Les lecteurs assidus de ce blog ont certainement déjà remarqué mon intérêt pour les shootings sur la plage au coucher (ou lever) de soleil.


Il y a plusieurs raison à cela. tout d'abord c'est un immanquable, un "safe shot". Peu importe que le coucher de soleil soit coloré ou nuageux, on a tellement de ciel à notre disposition que l'arrière plan sera presque toujours spectaculaire. Car c'est bien de cela qu'il s'agit. Il faut voir le ciel comme un fond, l'arrière-plan de notre image, ce n'est pas le sujet en soi.


Ce qui est intéressant lorsqu'on dispose d'un plan d'eau, ce sont justement les réflections que celui-ci peut produire. Dans le cas d'un océan calme comme sur ces photos, tout le coucher de soleil se reflète sur l'eau, les couleurs sont magnifique et dans des tons cohérents, le cadre est placé!


Le reste est très simple à mettre en oeuvre: un seul flash déclenché par cordon et muni d'une petite boîte-à-lumière ainsi que d'un gel 1/2 CTO, un bon modèle, une pose cohérente et voilà. Beach sunset shot: du 100% presque chaque fois!


Pour la photo en tête de post j'ai photographié Yamil, mon entraîneur de triathlon qui est plutôt en forme pour ses 52 balais, vous en conviendrez.


Lors de notre séjour au Costa Rica, Yamil et Elka ont eut la gentillesse de nous accueillir dans leur maison de San José. Je me devais donc de le prendre en photo pour le remercier et c'est lors des quelques jours passés en leur compagnie sur la côte pacifique du Costa Rica, à la playa Conchal, que j'ai pris cette photo. Yamil avait juste terminé une séance de natation en mer quand je l'ai arrêté pour prendre cette photo.


Après cela il ne pouvait pas me refuser de jouer le VALS (support ambulant pour flash) alors que je prenais en photos Carolina, sa fille et Kinga.




Comme toujours en voyage j'essaye de n'emporter que le minimum. Pour toutes ces photos j'ai utilisé le canon G10 et un 580EX déclenché par un câble de 10 m que l'on aperçoit sur le setup shot ci-dessus.



A cette latitude (10° Nord) le soleil se couche incroyablement vite. une catastrophe pour le photographe qui n'as vraiment que quelques minutes de bonne lumière avant que tout ne disparaisse dans la nuit. Pour la photo de Carolina ci-dessus, j'aurais aimé qu'à l'instar de la photo de Yamil, la surface de l'océan reflète une belle lumière jaune-orange du coucher de soleil. Mais la photo fonctionne aussi comme ceci, l'effet est juste un peu plus graphique.


Kinga a eu un peu plus de chance quelques minutes plus tôt.



Nous avons encore pris quelques photos en ombres chinoises sans flash et en vitesse lente.




D'autres photos de ce shooting se trouvent ici


More to come...


;-)


mardi 11 janvier 2011

Costa Rican Pura Vida


Cela faisait bien cinq années que notre ami Yamil et sa femme Elka désiraient nous inviter chez eux à San José, capitale du Costa Rica. Nous n'avions pas eu l'occasion d'y aller plus tôt mais c'est un voyage que nous voulions absolument faire.


On nous avait prévenu que la nature était magnifique là-bas, mais le voir de nos propres yeux est tout simplement incroyable. Chaque parcelle de terrain est littéralement prise d'assaut par une végétation plus qu'envahissant. Le sol volcanique étant extrêmement riche, s'ajoute à cela un climat tropical chaud et humide, les plantes se retrouvent dans un environnement propice à leur développement démesuré.



La faune aussi est phénoménale au Costa Rica. 5% de la biodiversité mondiale se trouve au Costa Rica alors que le pays ne représente que 0.03% des terres émergées de notre planète. Beaucoup d'espèces sont d'ailleurs endémiques du Costa Rica voire de certaines petites parties du pays seulement.


La grenouille photographiée en tête de poste est une "red eyed tree frog". Non endémique, elle n'en demeure pas moins un des emblèmes du Costa Rica.


Extrêmement difficile à trouver en pleine nature, j'ai photographié celle-ci au Renario de Santa Elena à deux pas de la réserve de Monteverde. Nous nous y sommes rendus une première fois de jour et ensuite à la nuit tombée. Les flash étaient proscrits pour ne pas déranger les amphibiens qui sont beaucoup plus actifs de nuit, mais par contre les guides nous fournissaient des lampes torches d'une puissance relativement correcte. Le lieu étant complètement sombre, je n'avais pas besoin d'une grande intensité lumineuse pour assombrir le fond et n'éclairer que la grenouille par mes propres soins.


Kinga a donc judicieusement placé le faisceau lumineux de sorte que rien à l'arrière-plan ne soit éclairé. J'étais muni pour l'occasion d'un panasonic DMC-FT1 dénué de mode manuel mais étanche et antichoc ce qui s'est avéré très utile dans les forêt vierges humides costa ricaines. Une fois n'est pas coutume, je n'ai pas shooté en mode manuel mais en mode portrait, ce qui me garantissait une grande ouverture.



Pour le colibri ci-dessus, deux impératifs s'imposaient: de la patience et un mode rafale. Ces petits oiseaux sont d'une vivacité extrême.


J'aurais bien voulu obtenir une photo sur fond sombre d'un colibri. Mais dans ce cas-si, un fond noir était impossible sans flash. A moins (j'y pense maintenant) d'avoir emporté un drap noir.


Pour que l'oiseau se détache bien sur l'image, j'ai d'abord choisi le cadre dans lequel je voulais qu'il s'inscrive. Quelques arbres sombres et de la végétation sur la partie supérieure pour remplir l'image. Je n'avais plus qu'a attendre qu'un oiseau passe dans l'axe et à garder mon doigt appuyé sur le bouton pour que le mode rafale fasse son office.


300 clics plus tard, j'avais ma photo!


Les petits singes sont bien plus facile à photographier. Les "white faced monkeys" n'ont pas du tout peur de l'homme et n'hésitent pas à venir mendier de la nourriture. Mon G10 n'étant pas un foudre de guerre en ISO élevés, je devais juste attendre qu'ils arrêtent de bouger et prennent la pose. Sous les branchages, la lumière fait souvent défaut à 100 ISO.



Ces autre singes avaient choisi les câbles électriques longeant une route pour se déplacer. Ils utilisent habilement leur queue pour se maintenir en équilibre sur le câble. Pour la photo ci-dessous, j'avais beaucoup de chance que la lumière du soleil vienne de la gauche, face à la direction de déplacement des singes. J'ai simplement attendu que la lumière éclaire correctement le visage de la femelle pour déclencher. Par chance le petit continuait à regarder dans notre direction. Un véritable studio naturel.



Les iguanes sont très présents au Costa Rica. Celui-ci a eu la gentillesse de se placer au soleil pour la photo.



Comme je l'ai déjà signalé dans de précédents posts, le panoramique est une arme redoutable en voyage. Je n'hésite jamais à user et abuser de ce format pour photographier un paysage. J'utilise le mode manuel de mon appareil (ici un canon G10) et je fusionne ensuite les images sur photoshop.



La côte pacifique, au nord du Costa Rica. Welcome to Paradise!



Le volcan Arenal sous les nuages. Encore en activité de nos jours.



Ambiance très particulière au sommet du volcan Irazu. Plus calme que l'Arenal, lui non plus n'est pas encore éteint.



La "cloud forest" qui se distingue de la "rain forest" et de la "dry forest" en étant presque en permanence envahie par les nuages. La "rain forest" étant extrêmement pluvieuse, la dry forest, située plus bas est quand à elle la moins humide, à défaut d'être sèche.


Plus de photos ici


More to Come...

jeudi 9 décembre 2010

RCBT Calendar 2011 Part four: Swimming


Le dernier shooting du calendrier 2011 du Racing Club de Bruxelles Triathlon se passait dans la piscine du club et avait pour sujet ... l'épreuve de natation.

Ce n'était pas la partie la plus difficile pour moi mais par contre pour les athlète, il en était tout autre chose.

Je leur demandais, comme pour les autres photos de se trouver dans un axe parallèle à celui du capteur de l'appareil qui était situé à leur aplomb. Ils devaient donc se trouver à la surface de l'eau, dans une position parfaitement horizontale et dans une attitude spécifique. Autant dire qu'il était important que je déclenche au bon moment!

La photo en tête de post représente la sortie de l'eau des athlètes. Pour symboliser une sortie d'eau traditionnelle, nous avons tendu un drap noir à un coin de la piscine. Sous le drap, deux trépieds étaient attachés ensemble pour donner un léger appui aux modèles.



Le travail sur photoshop n'avais cette fois-ci rien d'insurmontable si ce n'est que je devais tout faire de la main gauche. Vous le verrez sur la vidéo du making-of, j'avais le bras en écharpe depuis la veille après m'être luxé l'épaule lors d'un mach de water-polo.

Cet inconvénient ne m'a pas tellement incommodé durant le shooting, il y avait assez de triathlètes pour me donner un (gros) coup de main.



La photo ci-dessus représente le départ d'un triathlon. Si la plupart des compétitions démarrent dans l'eau, certaines nécessitent un départ plongé.

Ci-dessous, l'épreuve de natation en elle-même. Pas évident non-plus pour les athlètes de nager sur le côté et garder la pose demandée au bon moment.

Il y a un élément auquel je n'avais pas pensé et qui ne m'est apparut qu'une fois devant l'ordinateur, ce sont les reflets de la boîte à lumière à la surface de l'eau. Cela s'est révélé assez délicat à récupérer malgré tout.



Merci à tous pour vos efforts,

Les calendriers sont commandés, ils arrivent bientôt! ;-)

Making of:





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samedi 27 novembre 2010

RCBT Calendar 2011 Part Three: Cycling

English version at the end of the post.



Le troisième shooting de la journée pour le calendrier 2011 du Racing Club de Bruxelles Triathlon concernait l'épreuve cycliste.

Étrangement, c'est celui qui m'a demandé le plus de travail. Non pas au niveau de la prise de vue, car je commençait à être rôdé ainsi que François, triathlète et mon assistant du jour hors pair.

Le travail de retouche sur photoshop m'a demandé beaucoup de temps et d'énergie. Je pensais pourtant que l'asphalte serait très facile à assembler, et bien il n'en fut rien. La photo en tête de post m'a par exemple demandé plus d'une journée de traitement à elle seule. La principale difficulté étant de faire coïncider les différentes textures et couleurs du macadam entre-elles.



Cette première photo consiste en la fusion de deux images prises au même endroit. C'est un tournant très serré qui mène à un garage sous terrain. A cet emplacement deux grandes flèches blanches sont peintes sur le sol. Une dans le sens de la montée, l'autre vers la descente. Photogénique à souhait!

Il me suffisait donc de shooter Robin dans un sens et Louis de l'autre côté de la ligne blanche pour obtenir une belle vague après fusion des deux photos. J'avais heureusement pris soin de photographier des parties d'asphalte nues, ce qui me faisait une petite banque de textures bien utile pour remplir les espaces manquants.



Les deux autres images se sont avérées un rien plus facile à fusionner. Il n'y avait pas la problématique de la "vague", et les couleurs d'arrière plan étaient plus semblables.

Sur ces photos-ci on remarque aisément l'importance de la ringflash-softbox. Si les différentes scènes n'étaient éclairées que par la lumière naturelle ou par un flash cobra, on aurait vu des ombres apparaître sur le sol ce qui aurait trahit au premier coup d'oeil la position des athlètes. On aurait tout de suite remarqué qu'ils étaient couchés sur le sol, tandis que maintenant, ça ne saute pas aux yeux directement.

L'effet de profondeur qui est souvent recherché lors de l'utilisation de flashs déportés est ici au contraire supprimé au profit d'un look en "2D" bien plat.



These three pictures where for me the hardest part of the calendar. Not because of the shooting itself (it was the third of the day and the guys where realy helping) but because of the job behind the computer.

Strangely, the macadam was realy hard to merge on photoshop. The texture and the colors where different from inch to inch. Fortunatly I had taken a few "naked" pictures to use as textures on photoshop; That move saved my a...

On this shooting, it become obvious that a giant ring-flash-softbox was absolutly needed. If I had used a cobra speedlight, shadows would had apeard on the ground. And that would have ruined the effect I was looking for. If I had use a regular ringflash, I still would have had a shadow all around the subjects. That could be a cool look but it still would have be too obvious that the guys whers lying on the ground and I wanted to avoid that. With a giant ringflash we have no shadow an the weard 2d effect I expected.




The links to Youtube making of video an to flickr

lundi 22 novembre 2010

RCBT Calendar 2011 part two: Transitions

Dans le monde du triathlon, les transitions sont reconnues officieusement comme quatrième discipline d'une course. En effet, certainement dans les triathlons plus courts, réaliser une bonne transition est un élément crucial pour la réalisation d'une bonne performance.

Les athlètes doivent tout mettre en oeuvre pour passer le moins de temps possible dans les parc de transition.

C'est pour cette raison que je me devais d'illustrer les différentes transitions d'un triathlon pour le calendrier 2011 du Racing Club de Bruxelles.


Le setup utilisé est exactement le même que pour le shooting précédent: Un alienbee AB800 muni d'une grande boîte à lumière à l'aplomb du modèle. L'appareil en mode manuel ( réglé pour supprimer l'influence de la lumière ambiante afin que seul le flash éclaire le sujet) est suspendu en dessous de la softbox, en plein centre.

Ainsi, la lumière provient exclusivement de l'arrière de l'appareil, tout autour de celui-ci. De cette manière, il n'y a plus aucune ombre autour du sujet qui pourrait montrer directement que le triathlète est couché sur le sol. On aurais obtenu un effet similaire avec un ringflash mais la taille de la softbox permet de minimiser l'effet de halo caractéristique d'un ringflash utilisé seul.

Les photos ont été prises individuellement afin d'être assez proche des sujets avec la softbox pour ne pas perdre l'avantage de sa grande taille.



Lors de la première transition, le triathlète sort de l'eau en combinaison néoprène et commence déjà à s'en défaire tout en courant vers son vélo situé dans le parc à vélo. Une fois à son emplacement, il retire le reste de sa combinaison.

Pour ensuite mettre son casque, son numéro, éventuellement ses lunette, emporter sa monture et se dirige en courant vers la sortie du parc à vélo.

La deuxième transition (et troisième photo) représente l'arrivée du coureur à son emplacement. Il doit ensuite chausser ses chaussures de course à pied pour s'élancer à toute vitesse sur le parcours.

Tout un art que chaque triathlète doit s'employer à maîtriser à la perfection.

Les photos sur flickr sont ici

La vidéo du making of sur Youtube