mardi 11 janvier 2011

Costa Rican Pura Vida


Cela faisait bien cinq années que notre ami Yamil et sa femme Elka désiraient nous inviter chez eux à San José, capitale du Costa Rica. Nous n'avions pas eu l'occasion d'y aller plus tôt mais c'est un voyage que nous voulions absolument faire.


On nous avait prévenu que la nature était magnifique là-bas, mais le voir de nos propres yeux est tout simplement incroyable. Chaque parcelle de terrain est littéralement prise d'assaut par une végétation plus qu'envahissant. Le sol volcanique étant extrêmement riche, s'ajoute à cela un climat tropical chaud et humide, les plantes se retrouvent dans un environnement propice à leur développement démesuré.



La faune aussi est phénoménale au Costa Rica. 5% de la biodiversité mondiale se trouve au Costa Rica alors que le pays ne représente que 0.03% des terres émergées de notre planète. Beaucoup d'espèces sont d'ailleurs endémiques du Costa Rica voire de certaines petites parties du pays seulement.


La grenouille photographiée en tête de poste est une "red eyed tree frog". Non endémique, elle n'en demeure pas moins un des emblèmes du Costa Rica.


Extrêmement difficile à trouver en pleine nature, j'ai photographié celle-ci au Renario de Santa Elena à deux pas de la réserve de Monteverde. Nous nous y sommes rendus une première fois de jour et ensuite à la nuit tombée. Les flash étaient proscrits pour ne pas déranger les amphibiens qui sont beaucoup plus actifs de nuit, mais par contre les guides nous fournissaient des lampes torches d'une puissance relativement correcte. Le lieu étant complètement sombre, je n'avais pas besoin d'une grande intensité lumineuse pour assombrir le fond et n'éclairer que la grenouille par mes propres soins.


Kinga a donc judicieusement placé le faisceau lumineux de sorte que rien à l'arrière-plan ne soit éclairé. J'étais muni pour l'occasion d'un panasonic DMC-FT1 dénué de mode manuel mais étanche et antichoc ce qui s'est avéré très utile dans les forêt vierges humides costa ricaines. Une fois n'est pas coutume, je n'ai pas shooté en mode manuel mais en mode portrait, ce qui me garantissait une grande ouverture.



Pour le colibri ci-dessus, deux impératifs s'imposaient: de la patience et un mode rafale. Ces petits oiseaux sont d'une vivacité extrême.


J'aurais bien voulu obtenir une photo sur fond sombre d'un colibri. Mais dans ce cas-si, un fond noir était impossible sans flash. A moins (j'y pense maintenant) d'avoir emporté un drap noir.


Pour que l'oiseau se détache bien sur l'image, j'ai d'abord choisi le cadre dans lequel je voulais qu'il s'inscrive. Quelques arbres sombres et de la végétation sur la partie supérieure pour remplir l'image. Je n'avais plus qu'a attendre qu'un oiseau passe dans l'axe et à garder mon doigt appuyé sur le bouton pour que le mode rafale fasse son office.


300 clics plus tard, j'avais ma photo!


Les petits singes sont bien plus facile à photographier. Les "white faced monkeys" n'ont pas du tout peur de l'homme et n'hésitent pas à venir mendier de la nourriture. Mon G10 n'étant pas un foudre de guerre en ISO élevés, je devais juste attendre qu'ils arrêtent de bouger et prennent la pose. Sous les branchages, la lumière fait souvent défaut à 100 ISO.



Ces autre singes avaient choisi les câbles électriques longeant une route pour se déplacer. Ils utilisent habilement leur queue pour se maintenir en équilibre sur le câble. Pour la photo ci-dessous, j'avais beaucoup de chance que la lumière du soleil vienne de la gauche, face à la direction de déplacement des singes. J'ai simplement attendu que la lumière éclaire correctement le visage de la femelle pour déclencher. Par chance le petit continuait à regarder dans notre direction. Un véritable studio naturel.



Les iguanes sont très présents au Costa Rica. Celui-ci a eu la gentillesse de se placer au soleil pour la photo.



Comme je l'ai déjà signalé dans de précédents posts, le panoramique est une arme redoutable en voyage. Je n'hésite jamais à user et abuser de ce format pour photographier un paysage. J'utilise le mode manuel de mon appareil (ici un canon G10) et je fusionne ensuite les images sur photoshop.



La côte pacifique, au nord du Costa Rica. Welcome to Paradise!



Le volcan Arenal sous les nuages. Encore en activité de nos jours.



Ambiance très particulière au sommet du volcan Irazu. Plus calme que l'Arenal, lui non plus n'est pas encore éteint.



La "cloud forest" qui se distingue de la "rain forest" et de la "dry forest" en étant presque en permanence envahie par les nuages. La "rain forest" étant extrêmement pluvieuse, la dry forest, située plus bas est quand à elle la moins humide, à défaut d'être sèche.


Plus de photos ici


More to Come...

jeudi 9 décembre 2010

RCBT Calendar 2011 Part four: Swimming


Le dernier shooting du calendrier 2011 du Racing Club de Bruxelles Triathlon se passait dans la piscine du club et avait pour sujet ... l'épreuve de natation.

Ce n'était pas la partie la plus difficile pour moi mais par contre pour les athlète, il en était tout autre chose.

Je leur demandais, comme pour les autres photos de se trouver dans un axe parallèle à celui du capteur de l'appareil qui était situé à leur aplomb. Ils devaient donc se trouver à la surface de l'eau, dans une position parfaitement horizontale et dans une attitude spécifique. Autant dire qu'il était important que je déclenche au bon moment!

La photo en tête de post représente la sortie de l'eau des athlètes. Pour symboliser une sortie d'eau traditionnelle, nous avons tendu un drap noir à un coin de la piscine. Sous le drap, deux trépieds étaient attachés ensemble pour donner un léger appui aux modèles.



Le travail sur photoshop n'avais cette fois-ci rien d'insurmontable si ce n'est que je devais tout faire de la main gauche. Vous le verrez sur la vidéo du making-of, j'avais le bras en écharpe depuis la veille après m'être luxé l'épaule lors d'un mach de water-polo.

Cet inconvénient ne m'a pas tellement incommodé durant le shooting, il y avait assez de triathlètes pour me donner un (gros) coup de main.



La photo ci-dessus représente le départ d'un triathlon. Si la plupart des compétitions démarrent dans l'eau, certaines nécessitent un départ plongé.

Ci-dessous, l'épreuve de natation en elle-même. Pas évident non-plus pour les athlètes de nager sur le côté et garder la pose demandée au bon moment.

Il y a un élément auquel je n'avais pas pensé et qui ne m'est apparut qu'une fois devant l'ordinateur, ce sont les reflets de la boîte à lumière à la surface de l'eau. Cela s'est révélé assez délicat à récupérer malgré tout.



Merci à tous pour vos efforts,

Les calendriers sont commandés, ils arrivent bientôt! ;-)

Making of:





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samedi 27 novembre 2010

RCBT Calendar 2011 Part Three: Cycling

English version at the end of the post.



Le troisième shooting de la journée pour le calendrier 2011 du Racing Club de Bruxelles Triathlon concernait l'épreuve cycliste.

Étrangement, c'est celui qui m'a demandé le plus de travail. Non pas au niveau de la prise de vue, car je commençait à être rôdé ainsi que François, triathlète et mon assistant du jour hors pair.

Le travail de retouche sur photoshop m'a demandé beaucoup de temps et d'énergie. Je pensais pourtant que l'asphalte serait très facile à assembler, et bien il n'en fut rien. La photo en tête de post m'a par exemple demandé plus d'une journée de traitement à elle seule. La principale difficulté étant de faire coïncider les différentes textures et couleurs du macadam entre-elles.



Cette première photo consiste en la fusion de deux images prises au même endroit. C'est un tournant très serré qui mène à un garage sous terrain. A cet emplacement deux grandes flèches blanches sont peintes sur le sol. Une dans le sens de la montée, l'autre vers la descente. Photogénique à souhait!

Il me suffisait donc de shooter Robin dans un sens et Louis de l'autre côté de la ligne blanche pour obtenir une belle vague après fusion des deux photos. J'avais heureusement pris soin de photographier des parties d'asphalte nues, ce qui me faisait une petite banque de textures bien utile pour remplir les espaces manquants.



Les deux autres images se sont avérées un rien plus facile à fusionner. Il n'y avait pas la problématique de la "vague", et les couleurs d'arrière plan étaient plus semblables.

Sur ces photos-ci on remarque aisément l'importance de la ringflash-softbox. Si les différentes scènes n'étaient éclairées que par la lumière naturelle ou par un flash cobra, on aurait vu des ombres apparaître sur le sol ce qui aurait trahit au premier coup d'oeil la position des athlètes. On aurait tout de suite remarqué qu'ils étaient couchés sur le sol, tandis que maintenant, ça ne saute pas aux yeux directement.

L'effet de profondeur qui est souvent recherché lors de l'utilisation de flashs déportés est ici au contraire supprimé au profit d'un look en "2D" bien plat.



These three pictures where for me the hardest part of the calendar. Not because of the shooting itself (it was the third of the day and the guys where realy helping) but because of the job behind the computer.

Strangely, the macadam was realy hard to merge on photoshop. The texture and the colors where different from inch to inch. Fortunatly I had taken a few "naked" pictures to use as textures on photoshop; That move saved my a...

On this shooting, it become obvious that a giant ring-flash-softbox was absolutly needed. If I had used a cobra speedlight, shadows would had apeard on the ground. And that would have ruined the effect I was looking for. If I had use a regular ringflash, I still would have had a shadow all around the subjects. That could be a cool look but it still would have be too obvious that the guys whers lying on the ground and I wanted to avoid that. With a giant ringflash we have no shadow an the weard 2d effect I expected.




The links to Youtube making of video an to flickr

lundi 22 novembre 2010

RCBT Calendar 2011 part two: Transitions

Dans le monde du triathlon, les transitions sont reconnues officieusement comme quatrième discipline d'une course. En effet, certainement dans les triathlons plus courts, réaliser une bonne transition est un élément crucial pour la réalisation d'une bonne performance.

Les athlètes doivent tout mettre en oeuvre pour passer le moins de temps possible dans les parc de transition.

C'est pour cette raison que je me devais d'illustrer les différentes transitions d'un triathlon pour le calendrier 2011 du Racing Club de Bruxelles.


Le setup utilisé est exactement le même que pour le shooting précédent: Un alienbee AB800 muni d'une grande boîte à lumière à l'aplomb du modèle. L'appareil en mode manuel ( réglé pour supprimer l'influence de la lumière ambiante afin que seul le flash éclaire le sujet) est suspendu en dessous de la softbox, en plein centre.

Ainsi, la lumière provient exclusivement de l'arrière de l'appareil, tout autour de celui-ci. De cette manière, il n'y a plus aucune ombre autour du sujet qui pourrait montrer directement que le triathlète est couché sur le sol. On aurais obtenu un effet similaire avec un ringflash mais la taille de la softbox permet de minimiser l'effet de halo caractéristique d'un ringflash utilisé seul.

Les photos ont été prises individuellement afin d'être assez proche des sujets avec la softbox pour ne pas perdre l'avantage de sa grande taille.



Lors de la première transition, le triathlète sort de l'eau en combinaison néoprène et commence déjà à s'en défaire tout en courant vers son vélo situé dans le parc à vélo. Une fois à son emplacement, il retire le reste de sa combinaison.

Pour ensuite mettre son casque, son numéro, éventuellement ses lunette, emporter sa monture et se dirige en courant vers la sortie du parc à vélo.

La deuxième transition (et troisième photo) représente l'arrivée du coureur à son emplacement. Il doit ensuite chausser ses chaussures de course à pied pour s'élancer à toute vitesse sur le parcours.

Tout un art que chaque triathlète doit s'employer à maîtriser à la perfection.

Les photos sur flickr sont ici

La vidéo du making of sur Youtube


lundi 25 octobre 2010

RCBT Calendar 2011 part One: The Running

English version at the end of the post.



Concevoir un calendrier constitue toujours un énorme challenge pour un photographe. En effet, il ne suffit pas de sortir douze bonnes photos, encore faut-il qu'elles soient cohérentes entre elles. Et si d'aventure ce photographe a déjà eut la chance de réaliser un calendrier sur un sujet similaire, il doit absolument se renouveler et créer un nouveau concept.

L'idée, cette année, était de recréer toutes les étapes d'un triathlon mais prises à la verticale. Pour la course à pied, la piste d'athlétisme en tartan constituait un arrière plan idéal.

Cependant, pour que l'image paraisse étrange et que les triathlètes ne donnent pas l'impression d'être couchés sur le sol mais bien de courir, il fallait à tout prix éviter que des ombres portées n'apparaissent sur l'arrière plan. Et pour ce faire, la seule solution est amenée par le ring flash.

Au lieu d'utiliser un flash cobra monté d'un rayflash, j'ai décidé d'utiliser un alienbee AB800 muni d'une softbox et de la convertir en ringflash en plaçant l'appareil juste au centre. De cette manière, la lumière venait de toutes les directions mais était également très douce de par la taille de la source lumineuse. Le tout était fixé à un boom Manfrotto (avec près de 5 kg de contre poids!) et monté à près de 4 mètres de hauteur.



Mon EOS 40D était muni d'un tokina 12-24 f4. Le flash était déclenché par un Pocketwizzard. Et je pouvais piloter le tout à distance avec mon portable et le très bon programme DSLR Remote Pro. Je pouvais ainsi modifier depuis le sol l'exposition, la sensibilité, la vitesse d'obturation, etc. tout en visualisant mes photos en direct. Grosse logistique mais qui s'est avérée très pratique à l'usage.

Pour tirer parti de la taille imposante de mon ringflash improvisé, je ne voulais pas monter mon appareil trop haut. J'ai donc été contraint de shooter mes modèles séparément avant de fusionner les images dans photoshop.


Je suis loin d'être un fanatique de photoshop mais quand son usage est prévu dès la prise de vue, l'intérêt de ce programme est immense.


la vidéo du making of:




It's always difficult for a photographer to create a calendar. The hardest part is maybe to find a same concept for 12 pictures.

Even harder when you already made a calendar about the same subject. Then you have to find another concept at least as good as the first one. Man, what a pressure on my head!

I don't know if this concept is good but at least it is different.

The idea is to shoot from top with the ground as background. This time, I needed to avoid any 3D effect. I didn't wanted the guys look like laying on the ground. Therefore I had to avoid any background shadow.



The only solution I had was the use of a ringflash. But the only ringflash I have is a rayflash. And it's not good enough for tht job.

So I used an alienbee AB800 with a medium softbox and placed my EOS 40D centered under it. With such a giant ring flash, the shadows are minimised and the light became very soft.

The camera was linked to a laptop by USB and controled with it.

I shot the triathletes separatly so I could shoot as close as possible at 12 mm. Then I merged the pics on photoshop. The use of photoshop is very interesting when you know at the shooting that you'll need to use it. Otherwise I usually tend to avoid it.

All the pics of shooting 1 on flickr



the making of video





dimanche 26 septembre 2010

A Blue Fender Jazz Bass



Je vous présente en exclu mondiale une de mes nouvelle passion en devenir... la musique.


Depuis toujours, j'ai été attiré par la musique même si je n'avais encore jamais eut l'occasion de m'y mettre. Et cette occasion s'est produite alors qu'un ami voulais se débarrasser d'un ampli de très bonne qualité: un Peavey combo 115. En fait une bête de puissance. Bien trop puissant (200W) pour notre modeste appartement mais, comme on dit: qui peut le plus peut le moins! Et tant que les vitre (et les voisins) tiennent le coup ...



Il restait à nous procurer l'instrument. Nous avons choisi une valeur sûre pour nos débuts: une Fender Jazz Bass d'un bleu scintillant.


Dès sa réception, un concept de photo me sautait aux yeux. Je pensais faire "flotter" l'ampli ainsi et donner une impression d'apesanteur à la scène. Pour ce faire, il me fallait surélever le caisson et placer en dessous deux flashs munis chacun de dome diffusers afin d'essayer de créer un raccord entre l'éclairage du fond et celui du dessous (comme ceci). Si je suis arrivé à surélever l'ampli de quelques centimètres, le flash placé en dessous restait trop près du sol pour donner un éclairage homogène. Il aurait fallu l'éloigner mais alors d'autres problèmes se présentaient. Je me suis donc rabattu sur le plan B (ndlr: il faut toujours avoir un plan B ;-)).


Le voici:



L'éclairage principal est donné par un de mes tout nouveau flash juste sorti du carton: un alienbee AB 800 avec son octabox de 35 pouces qui offre une douceur de lumière fantastique, surtout à cette distance.


Les éclairages secondaires proviennent de trois SB-26 munis de gels bleus de différentes intensités et de domes diffusers pour envoyer la lumière dans toutes les directions.



Le flash situé à gauche est muni d'un mini "flag" improvisé avec du gaffer pour éviter d'éclairer la lentille de l'appareil et ainsi créer du flare. Je ne voulais pas non plus que ce flash éclaire vers l'avant. Je l'ai déposé sur un pied improvisé. Un morceau de gaffer le maintenait dans la position souhaitée en l'empêchant de basculer.


Le flash de fond était lui suspendu à la bonne hauteur à l'aide du câble d'alimentation de l'ampli soigneusement disposé. Il n'est pas toujours nécessaire d'utiliser du matériel supplémentaire. On a parfois tout ce qu'il faut sous la main.


Le troisième éclairage "bleu" est placé derrière la basse qui me sert ici de flag, et il est dirigé vers le centre du baffle. En ayant placé un dome diffuser, j'obtiens ainsi un éclairage à 360° tout en pouvant encore diriger le faisceau en utilisant la fonction zoom du SB-26. On règle ainsi ici ratio entre l'éclairage de l'intérieur de l'ampli et l'éclairage à 360°. Dans ce cas-ci, il était réglé sur 50 mm.





L'AB 800 est déclenché à l'aide du (long) câble PC fourni. J'aurais préféré le déclencher au PocketWizzard mais je ne possède pas encore le câble idoine (un câble Jack-Jack mono). Les flashs situés derrière la basse et l'ampli son déclenchés par PocketWizzard tandis que le troisième simplement via sa cellule salve incorporée (merci Nikon).


J'essaye de plus en plus d'utiliser le moins de matériel possible. Je gagne ainsi du temps dans le montage et démontage en économisant de la batterie et du matériel qui pourrait s'avérer nécessaire plus tard dans la séance.


Peut-être dans le futur vous aurez l'immense honneur de pouvoir écouter un de mes morceau de basse en regardant un making-of vidéo. Ou alors vous pourrez toujours mettre le curseur du son sur "mute" ;-)


More t k ...


mercredi 8 septembre 2010

Hungarian Karate Angels



A chaque voyage le dilemme est le même pour tout photographe: quelle partie de mes deux armoires de matériel photo vais-je emporter? Vais-je faire uniquement des photos souvenir ou bien dois-je emporter mon réflex, mes flash et mes pocketWizzards pour créer quelque chose de plus élaboré.


Pour un voyage en voiture, le problème se pose beaucoup moins que pour un départ en avion où la règle reste l'encombrement minimal.


Pour ce shooting, nous étions en Hongrie dans la famille de Kinga. Étant dans la famille, je pouvais me permettre d'emporter plus de matos, celui ci pouvant rester en sécurité dans la demeure familiale lorsqu'il n'était pas utilisé.


J'avais donc emporté un EOS 40D, un G10, 2 SB26, un 580EX, un pied, deux clamp, un bras articulé, un parapluie et un ray flash. Bref beaucoup de chose pour un voyage, même si une fois sur place il nous manque toujours quelque chose et d'autres ustensiles s'avèrent superflus. Ceci-dit, j'avais restreint le matériel en fonction des photos que je projetait de faire (et que j'ai faites ;-)).



Sylvie, Katrin et Kitti font du Karaté depuis 3 ans. Elles sont ceinture bleue pour les deux grandes et verte pour Katrin.


La photo en tête de post a nécessité deux flashs. et toutes les photos de ce post ont été prises en pleine journée avec le G10. Le G10 ayant un obturateur électronique, je pouvais synchroniser mes flashs à 1/1000 ème de seconde. Ce qui supprimait complètement l'influence de la lumière ambiante.


Un SB26 muni d'une honeycomb grid DIY était tenu par Kinga juste à l'aplomb du badge de sorte qu'il n'éclaire qu'une partie de celui-ci ainsi que la partie supérieure du poing de Sylvie. Le reste de l'éclairage est donné par le ray flash (ring flash) fixé sur le G10. Le plus important dans ce cas-ci est de doser la puissance du ringflash par rapport à la lumière principale. L'effet du ringflash doit rester le plus discret possible tout en débouchant suffisamment les ombres.


Le même schéma à été utilisé pour la photo suivante si ce n'est que le SB26 est placé à la droite de l'appareil.





Pour la série suivante, j'ai utilisé la porte de garage blanche comme softbox improvisée. En dirigeant mes deux flashs vers la porte, les qualités réflectives de la peinture blanche m'offraient une énorme et donc très douce source de lumière.



Dans ce cas-ci, les ombres étaient débouchées par la lumière solaire voilée par une fine couche nuageuse. Dans un premier temps, j'aurais voulu obtenir un arrière plans bien plus foncé. Pour ce faire j'aurais dû faire usage d'un écran entre la source lumineuse (la porte) et le mur du fond. Mais après les premiers clichés je me suis dit que l'éclairage de l'arrière plan me convenait ainsi éclairé. Notez la partie sombre sur la droite des images qui démontre que le fond est exclusivement éclairé par les flashs. De plus, l'éclairage rasant provenant de la porte fait parfaitement ressortir la structure granuleuse du mur.






S'il est possible de réaliser les deux premières photos ci-dessus de manière statique, la dernière (de Sylvie) devait être réalisée en mouvement afin que son pied se trouve le plus haut possible. C'est là que le G10 montre toute sa faiblesse par rapport au 40D. Les temps de latence entre l'écrasement du bouton et le déclenchement des flashs paraissent très longs. J'ai donc dû m'y reprendre à plusieurs fois en anticipant le mouvement pour parvenir à figer la jambe de Sylvie au point culminant de son extension.


Pour la photo suivante, je n'ai laissé qu'un seul flash dirigé vers le garage et tenu en main par mon assistante de luxe, l'autre était placé sur le pied et utilisé avec un parapluie translucide (je n'avais que deux SB26 et il me manquait le petit module pour brancher un PW sur le 580EX). J'avais demandé à Kitti et à Katrin de se placer de telle sorte que chacune d'elle voie la source lumineuse qui était censée l'éclairer. C'est beaucoup plus facile de mettre les modèles à contribution plutôt que d'essayer de les placer sois-même sans qu'elles ne comprennent exactement ce qui se passe.




La dernière photo à nécessité trois flashs et l'aide précieuse de Kinga. Un SB26 muni d'un petit dome diffuser était placé devant les filles, Kinga tenait un autre SB26 muni d'une honeycomb grid DIY au bout d'un pied juste à l'aplomb des trois combattantes et enfin le rayflash fixé sur le 580EX lui-même placé sur le sabot du G10 débouchait les ombres admirablement.






Les photos se trouvent aussi ici sur flickr.



samedi 24 juillet 2010

Tri Gear: Swim, Bike, Run







Ce triptyque des outils du triathlète était en fait un essai pour un projet photo à venir. L'idée serait de prendre en photo trois objet que les triathlètes considèrent comme assez personnels. Leur lunettes de natation, leurs chaussures de vélo et de course à pied. L'usure des kilomètres marque peu a peu ces accessoires et une histoire commune se forme peu a peu avec son triathlète. Si bien que lorsque vient le moment de s'en séparer l'athlète est partagé entre l'excitation d'acquérir du nouveau matériel et la nostalgie des nombreuses heures d'entraînement passées en compagnie des vieux outils.

Le fait que ces objets soient relativement petits rend les choses beaucoup plus facile à éclairer. Étant donné qu'en photographie nous parlons essentiellement de "taille relative" a propos de l'éclairage, un plus petit objet nécessite par conséquent une surface d'éclairage plus petite qu'un grand.

Ensuite, le fait de pouvoir placer mon éclairage très près de mes objet me donne une lumière potentiellement très puissante. Ce qui va me permettre de supprimer facilement l'influence de la lumière ambiante en ayant la possibilité de diminuer fortement l'ouverture de mon objectif.

Pour chaque photo l'éclairage était sensiblement identique. Un flash SB-26 muni d'une soft box III que déclenchait optiquement un 580EX fixé sur le sabot de l'appareil et muni d'un ray flash.

J'ai commencé la séance par les chaussures de vélo. Dans les bois, il faisait relativement sombre, à 100 ISO, 1/250s, je devais fermer à f/6.3 pour supprimer complètement la lumière ambiante. Mes chaussures ne sont alors éclairées que par mes flashs. On voit bien ici l'influence du ringflash qui permet de bien déboucher les ombres sans en créer de nouvelles.





Ensuite, j'ai cherché un endroit sablonneux et ombragé pour réaliser la photo des chaussures de course à pied. Le schéma est quasi identique mais cette fois, n'étant pas protégés des rayons du soleil par la canopée, il y avait beaucoup plus de lumière. Après plusieurs essai, j'ai du monter jusqu'à f/18 pour la photo finale avant d'obtenir un fond parfaitement noir (zéro lumière ambiante). La photo de droite ci-dessous à été prise à f/13 on y était presque mais je voulais du noir ;-).



L'image de la paire de lunette posait un problème supplémentaire, à savoir la lumière spéculaire. C'est à dire la lumière réfléchie sur une surface lisse ou brillante. Dans ce cas-ci, le reflet dans les lunettes est dû exclusivement à la lumière émise par la soft box III car, souvenez-vous, par une vitesse élevée, des ISO bas et un objectif fermé en conséquence, j'ai supprimé tout influence de la lumière ambiante sur ma photo. C'est un peu comme si je travaillais dans le noir complet, les flashs étant les seules sources lumineuses.



En jouant sur la distance flash-sujet et le zoom du flash (même avec la soft box) le diamètre d'éclairage peut-être bien contrôlé. Et comme je l'ai dit plus haut, la soft box III est petite, certes, mais comme elle est située très près du sujet, sa taille est relativement importante. De ce fait, l'éclairage obtenu sera très doux.

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