samedi 17 août 2013

Sunset horses

 

 

Photographier des animaux n'est jamais facile. Quand il s'agit de chevaux et que vous voulez rajouter un éclairage studio, l'affaire s'annonce ardue.

Il est en effet très délicat d'approcher une boîte à lumière d'un cheval en liberté sans que celui-ci ne s'éloigne, avec plus ou moins d'empressement en fonction du caractère de celui-ci. Quand à placer l'équidé sur la marque idéale par rapport à la lumière, à moins d'avoir un cheval dressé pour le cirque ou le cinéma, c'est s'engager dans une petite galère.

C'est pourtant cette deuxièmme solution que nous avons préconisé. Heureusement je n'étais pas seul, ma maman et ma soeur m'épaulaient précieusement en plaçant le cheval et en se retirant du cadre au dernier moment tout en attirant l'attention de l'animal.

 

 

Une fois encore le ciel nous gratifiait de superbes couleurs en fin de journée.

Pour ce shooting j'ai utilisé une boîte à lumière wescott apollo de 43 pouces. Le principal intérêt de cette softbox, outre sa taille, est sa grande portabilité. Elle s'utilise comme un parapluie réflecteur avec un panneau diffusant. Le contrôle et la qualité de lumière d'une softbox et la compacité d'un parapluie.

 

 

Le seul désavantage de cette configuration est le fait que les flashs se trouvent à l'intérieur de la softbox. De ce fait il n'est pas possible d'utiliser la cellule slave du flash pour déclencher l'éclair. Il faut munir le flash d'un déclencheur radio (ici un Pocket Wizzard plus ll) ou un câble.

Le fait que l'éclair du flash soit réfléchit par le fond de la softbox induit une perte significative de lumière. Pour contrer cela nous avons mis deux flash dans la softbox, un deuxième LP 160, celui-ci déclenché par cellule slave.

 

Je voulais obtenir des images graphiques, saturées et, une fois encore avec des ombres profondes. Ce qui n'était pas chose facile, le placement du cheval et du flash étant cruciaux pour obtenir ce type d'image.

J'en ai profité pour prendre quelques clichés des chiens de la famille. Kiwi est le jeune flatcoat de ma soeur. Sa toison noire est très délicate à exposer correctement. Ceci dit, il est infiniment plus facile de placer un chien correctement face au flash qu'un cheval. Surtout s'il est bien dressé.

Le secret pour photographier un pelage noir est d'utiliser une lumière dure. On compte ici principalement sur la lumière spéculaire pour faire ressortir les contours du sujet. Pour photographier Kiwi j'ai donc enlevé le paneau diffusant, ce qui durcit significativement la lumière en réduisant la taille de la source. Rapide et efficace.

 

 

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samedi 27 juillet 2013

Pallium: rooftop

 

 

J'aime beaucoup utiliser le ciel comme toile de fond à mes images. Et certainement les coucher ou lever de soleil qui offrent des palletes de couleurs souvent très intenses.

La difficulté de ce genre de shooting est d'une part l'incertitude d'obtenir un ciel intéressant, un ciel uniformément gris ou bleu offre moins de possibilités que s'il est parsemé de nuages, d'autre part le fait que le timing soit toujours très serré.

En effet, la période la plus intéressante se situe dans l'heure entourant le coucher du soleil.

Le jour du shooting, nous devions obtenir tous les rushs videos en extérieurs ainsi que 5 shootings photo. Autant dire que la journée était minutée. Nous avons d'ailleurs dû inverser les shootings 4 et 5 pour que les photos du sunset soient dans le timing.

Je voulais que le setup reste très simple. Juste un alienbee dans une softbox. Le vélo étant formé d'une multitude d'angles et de courbes intéressants, je comptais sur la lumière spéculaire (réfléchie) pour les mettre en valeur.

La première chose à faire est d'exposer pour le fond, le coucher de soleil. Le sujet sera alors sous-exposé.

 

 

Une fois les paramètres arrêtés, je place la lumière, un alienbee ab800 muni d'une grande softbox octogonale. Si l'on utilise qu'un seul flash, il faut faire des choix assumés!

 

 

Le placement du flash par rapport au photographe est crucial, en fonction de l'effet souhaité il sera placé plus latérallement ou plus de face. Plus l'éclairage est latéral, plus l'effet sera graphique et tridimentionnel. Plus il est dans l'axe de l'appareil, plus l'éclairage sera plat mais lisible. L'erreur à ne pas comettre serait de ne pas choisir et ainsi avoir un éclairage latéral dont les ombres ne seraient pas maîtrisées ou encore un éclairage facial similaire à l'usage d'un flash "on camera".

À noter que pour un shooting au coucher de soleil, qui plus est sur le toît d'un immeuble, être accompagé d'assistants de talent est une aide plus que précieuse. Merci à Nicolas et Aurélien pour avoir joué ce rôle à la perfection.

Je voulais également shooter le vélo seul au coucher de soleil.

 

 

Je ne suis pas particulièrement adepte de retouche sur photoshop. Mais je n'hésite pas à utiliser ce merveilleux outil dans certaines circonstances.

Pour éviter de devoir poser le vélo sur un pied, j'ai décidé de prendre deux photos successives sans bouger l'appareil ni le vélo. Ensuite, le masquage sur Photoshop fut un jeu d'enfant.

 

 

 

 

 

Et merci à Sarah pour l'acces au toît ;)!

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mardi 7 mai 2013

Pallium: bluring the sun!

 


Il est important de pouvoir présenter plusieures photos différentes d'un même sujet lors du lancement de celui-ci.

Quand Paul Mathot nous a demander une série de clichés de son tout nouveau vélo, le Pallium, nous nous sommes atelés à réaliser un maximum de photos différentes en un minimum de temps.

Pour un photographe, plusieurs photos cela veut dire plusieurs shootings, plusieurs lieux et si possible différentes techniques.

L'aquisition il y a peu d'un filtre neutre a densité variable nous a permi d'imaginer le concept de cette photo.

 

Pour prendre la photo en contre jour je devais dans un premier temps sous-exposer mon image de sorte que le ciel soit saturé. En exposant pour le coureur, l'arrière plan aurait été complètement brûlé.

 

 

Avec mon canon 60D, je suis limité à une vitesse synchro-flash maximum de 1/250 s. Ce qui veut dire que pour sous exposer la lumière ambiante je ne peut pas augmenter la vitesse d'obturation au delà de 1/250 s, je dois donc diminuer les iso au maximum et fermer le diaphragme.

Mais en début d'après-midi, sous nos latitudes l'intensité lumineuse est telle que même à 100 iso et diaphragme fermé à f22, je ne parvenais pas à sous exposer mon image.

D'autant plus que je voulais obtenir un fillé dans l'image. Ce qui signifie que la vitesse d'obturation ne pouvait pas être de 1/250 s, ce qui figerait inévitablement le coureur et le fond, mais plus faible (au moins 1/60 s, ici 1/50 s) soit deux stops plus lumineux encore.

 

 

La seule solution fut de munir l'objectif d'un filtre Singh-ray vari ND qui peut diminuer la quantité de lumière ateignant le capteur jusq'à 8 stops ( avec un grand angle, ici 12-24 f4, ce n'est toutefois pas conseillé de fermer le filtre au maximum' en fin de course des taches d'ombre aparaissent).

 

Avec tout ces stops en moins, il me fallait des flash assez puissants pour éclairer le coureur de manière suffisante à une certaine distance. Le coureur devant rouler, je devais écarter les flash suffisament.

 

Ci dessous, la photo en style figé. C'est une question de goût, j'en conviens mais personellement je préfère la précédente.

 

 

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dimanche 20 janvier 2013

Marc Vanderlinden, Long Distance Runner

 

Marc est un sportif que l'on peut qualifier de vrai champion. Un talent naturel pour la course doublé d'un entraînement sans faille l'a amené a brillé sur marathon avant de se consacrer aux compétitions de très longue distance comme les courses de 6 heures ou le 100 km.

Mais outre les qualités physiques de Marc, ce sont ses qualités humaines et sa personalité qui m'ont interpellé pour la réalisation d'un reportage. Sa vision du sport et de la compétition est toujours très cohérente, juste et empreinte d'une sportivité qui force l'admiration autand que le respect. Visitez son blog empreint d'effort et de sagesse pour vous en rendre compte par vous-même (1001courses).

La photo en tête de post a été prise en fin de journée après quelques heures de tournage vidéo dans la forêt de soignes, en périphérie de Bruxelles.

J'avais décidé de travailler le plus légèrement possible car je ne disposais que de très peu de temps pour les shooting vidéo et photo, surtout sans l'aide d'assistant. Je n'avais pris qu'un seul flash LP160 muni d'une petite soft box. Mon 60D monté d'un 24-70 f2.8 dans une main, réglé sur f2.8, je tenais la soft box montee sur pied dans l'autre pour la rapprocher le plus possible du visage de Marc. De cette manière je pouvais obtenir une lumière très douce et frontale.

La photo ci dessus a été prise avec un setup similaire, la soft box est placée à la gauche de l'appareil. Je voulais obtenir du flare sur cette image. Il s'agit de réflections parasites de rayons lumineux atteignant directement les lentilles de l'objectif. Comme il est pratiquement impossible de prévoir les reflets parasites, il faut souvent plusieurs essais pour obtenir une bonne photo, le plus important sur le terrain étant de s'assurer que le flare ne perturbe pas l'image: un point lumineux au milieu du visage peut être irrattrapable même pour un spécialiste de la retouche (que je ne suis d'ailleurs pas).

Nous n'avions pas beaucoup de temps pour tourner les images video non plus, heureusement nous sommes parvenus à adapter nos agendas pour nous rencontrer un jour de beau temps alors que les hêtres de la forêt de soignes se paraient de leur plus belles couleurs.

Je devais être le plus léger possible pour pouvoir suivre Marc dans les sentiers encaissés et sinueux. Nous avons donc filmé qu'avec deux objectifs, un tokina 12-24 f4 et le très bon canon 24-70 f2.8. Pour les plans mobiles, j'utilisais un stabilisateur glidecam hd-2000 qui demande un peu de pratique mais qui donne des résultats assez exceptionnels.

Enjoy! ;)

 

 

Pour les autres photos sur flickr suivez ce lien

MTK...

 

samedi 27 octobre 2012

Me and myself

 

 

Je conseille toujours de shooter en RAW plutôt qu'en JPEG. Eventuellement, si vous avez besoin des photos rapidement, shootez en RAW + JPEG mais n'oubliez pas le RAW (et prévoyez suffisamment de mémoire). On ne sait jamais, tout d'abord vous pourriez prendre une photo exceptionnelle qui mériterait un traitement de qualité (très limité en JPEG), mais aussi parcequ'on ne sait pas ce que nous réserve l'avenir des programmes de retouche d'image. Il est possible qu'une photo irrécupérable à l'heure actuelle soit exploitable dans quelques années grâce aux progrès de Photoshop et autres dérivés.

La photo ci-dessus a été prise en 2008... en JPEG malheureusement! N'ayant pas de modèle sous la main, je me suis pris moi même en photo pour tester un ringflash "home made". Ce ne devait être qu'une séance test mais qui a fini par déboucher sur une bonne image.

Deux flashs munis de grilles nid d'abeille sont placés derrière moi en "rim light", le DIY ringflash à gauche de l'appareil, qui est un canon G10. Le but initial était d'utiliser le ringflash autour de l'appareil, comme son usage le prévoit normalement. Mais au fil des photos j'ai essayé de le placer autrement. C'est une de ces dernière photo que j'ai finalement retenu.

 

 

Pour pimenter la photo, j'ai placé un miroir à plat devant moi. Celui-ci permet de refléter le visage, mais plus intéressant encore est l'effet créé par la réflection du ringflash dans le miroir. Cette lumière réfléchie permet de déboucher les ombres de manière subtile.

J'avais prévu initialement de travailler les couleurs bleue et orange. La balance des blanc est placée sur tungstène, ce qui a pour effet de "bleuter" la lumière du jour, pour renforcer l'effet, des gels 1/2 ctb ont étés positionnés devant les flash "rim". Et pour contrer la balance des blancs, un gel full cto est placé devant le ringflash ainsi qu'un gel 1/4 cto supplémentaire.

 

La photo avait donc été créée pour être présentée en couleur mais après plusieurs essais, je trouvais que la version noir et blanc était la plus intéressante.

En utilisant la fonction mélange des couches sous photoshop je pouvais facilement gérer les couches bleue et rouge. Ce processus était d'autant facilité que ma photo avait quasiment été prise en bicolor.

 

More t K

 

lundi 15 octobre 2012

Mathot Pallium on black.

 

 

Paul Mathot voulait que le lancement de son nouveau modèle soit progressif. Pour faire monter la pression peu à peu il comptait dévoiler des gros plan mystérieux au compte goutte.

Je devais donc réaliser des photos du Pallium sur fond noir, peu éclairées, de quoi dévoiler ses formes sans en monter trop. Un challenge très intéressant pour moi qui aime particulièrement les ombres profondes.

 

 

Avec un sujet foncé et brillant comme le pallium, le principal défit se situe au niveau de la gestion de la lumière spéculaire. On appelle "lumière spéculaire" la lumière réfléchie par une surface lisse, par opposition à la "lumière diffuse" obtenue lorsque la surface éclairée est rugeuse ou inégale.

Les implications en photographie sont importantes. En effet, la surface éclairée réfléchit la lumière comme un miroir.Si la source lumineuse est petite, la résultante sera juste un point lumineux, ce qui est peu flatteur si on l'utilise comme lumière principale. Il faut donc composer avec de grandes sources lumineuses pour obtenir de larges taches de lumière qui pouront mettre en valeur les formes du sujet.

 

Sur la photo ci-dessus deux flashs ont étés utilisés. Le principal est un AB800 muni d'une octobox placé quasiment à l'aplomb du vélo. Sur la gauche un grand diffuseur a été disposé devant un flash cobra LP160 muni d'un snoot pour contrôler la diffusion de l'éclair. On voit clairement sur cette photo que le placement du flash par rapport à l'appareil doit être très précis pour obtenir l'effet désiré. Dans cette optique, la lampe test ( en lumière continue) est très utile pour placer la lumière; grâce à cela, on peut visualiser les réflexions ( la lumière spéculaire) avant de déclencher. Le flash et le diffuseur sur la gauche sont là pour n'éclairer que le Logo Mathot sur le tube vertical. Pour cette source lumineuse, la lumière spéculaire est justement évitée pour que seul le logo apparaisse.

 

 

La photo en tête de post a nécessité plus de moyens. J'ai utilisés 4 flashs, deux boîtes a lumières et un diffuseur. Les différents modificateurs de lumière me permettaient d'adapter leur position en fonction de l'effet désiré chaque diffuseur donnant un résultat différent en fonction de leur placement. Le système d'éclairage était ainsi facilement et rapidement adaptable. Ce qui était indispensable car avec tand de parties à éclairer je devais procéder par empirisme pour obtenir au résultat désiré. J'ai bien dû prendre une vingtaine de clichés avant que les éclairages soient tous parfaitement positionnés.

 

 

Pour fixer le vélo, j'ai utilisé des fils de pêche au gros noirs. Ceux-ci ont l'avantage d'avoir un raport diamètre/résistance très élevé. Le vélo ainsi suspendu, je pouvais facilement éclairer toutes les parties du vélo sans être géné par d'éventuelles ombres créées par un pied. Et surtout, le système s'avérait idéal pour la partie vidéo 360° filmée également en studio. Dans les plans ou les fils seraient visibles, ils étaient tellement fins qu'il ne serait pas bien compliqué à effacer en post production.

 

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jeudi 11 octobre 2012

Mathot Pallium Tunel shot

 

 

Passionné de vélo, lui-même triathlète, Paul Mathot a monté sa propre marque. Depuis quelques années ses vélos commencent à se voir de plus en plus dans les compétitions de haut niveau.

Le tout dernier né de la gamme route est bien parti pour se faire une belle place parmi les tous meilleurs vélos du peloton.

Quand Paul Mathot m'a demandé de réaliser une série de photos et le trailer de lancement de sa toute dernière machine: le "Pallium".

Je n'ai pas hésité longtemps. Des lignes pures et atypiques, une technologie de pointe, de quoi se régaler pour un photographe!

Paul désirait des photos sur fond blanc, vélo en entier et détails ainsi que des photos plus furtives sur fond noir. (Ces shootings feront l'objet d'un autre post). Pour le reste, il voulait des photos générales avec un coureur (Chris à été parfait dans son rôle). J'étais donc assez libre artistiquement, de quoi laisser parler la créativité, ce qui est toujours intéressant!

Un des spot que j'avais retenu était un tunnel fraichement rénové sous une voie de chemin de fer. L'endroit avait en outre l'avantage d'être parfaitement positionné géographiquement par rapport aux autres lieux de shooting du jour.

Ce tunnel est intéressant, d'une part parce que les parois y sont revêtues d'une peinture brillante mais également par le fait que les coins supérieurs du tube sont biseautés. En plaçant un flash de manière précise, je pouvais capter la réflexion de l'éclair sur ces parties biseautées, ce qui me donnerais 5 taches lumineuses au lieu de 3. Pour obtenir deux rayons supplémentaires, j'ai rajouté un deuxième flash environ 50 cm sous le premier celui-ci muni d'un gel 1/2CTB contrairement au premier qui avait un full CTB. Le mélange de deux tonalités de bleu rend l'effet moins linéaire.

 

 

A l'autre bout du tunnel, le soleil éclairait directement les arbres situés dans l'axe. J'avais espéré que le Chris (modèle du jour et triathlète accompli) cache de son corps cette partie. C'était bien le cas mais les murs étaient tellement brillants que les réflexions des arbres restaient trop visibles. J'ai donc demandé à Paul et à Dorian de tendre un drap noir à la sortie du tunel pour boucher cette partie.

Restait à éclairer le coureur et surtout le vélo, principal sujet du shooting!

J'ai commencé par placer un flash alienbee ab800 avec une octobox en haut à gauche par rapport à l'appareil. La grande taille de l'octobox me donnait une lumière douce et uniforme sur le coureur. Je voulais rajouter une lumière plus dure juste sur le vélo pour souligner ses formes très particulières.

J'ai demandé à Nico de diriger un flash LP160 muni d'une grille nid d'abeille directement sur le vélo de manière rasante pour que le logo "Mathot" situé sous le tube transversal soit mis en évidence. Je suis toujours surpris par la puissance des LP160. Le premier flash du LP160 est beaucoup trop fort. Mais grâce à cela je vois que l'ombre du vélo se dessine parfaitement sur le mur de gauche. Je n'avais pas prévu cela en pensant la photo et c'est une excellente surprise. J'ai inclus cet effet dans tous les clichés suivants en modifiant légèrement l'angle du flash et la position du sujet pour parvenir à obtenir l'ombre la plus esthétique possible.

Dans la photo finale, c'est le trajet du regard qui est intéressant, en grande partie grâce à l'ombre sur le mur gauche. On commence par être attiré par les rayons bleus qui dirigent le regard vers le coureur. Ensuite on descend sur le vélo pour partir vers l'ombre et revenir enfin sur le vélo. Malgré, la position statique de la pose, le regard est toujours en mouvement ce qui dynamise la lecture et permet de garder l'observateur plus longtemps sur l'image, au final le but d'une photo promotionnelle.

Dans tout shooting il faut rester attentif à la manière dont les éléments réagissent à la lumière, et garder l'esprit ouvert sans rester focalisé sur le schéma initial, des chose intéressantes peuvent ainsi apparaître et apporter de bonnes surprises.

More to come about the Pallium ...

 

jeudi 2 août 2012

Brooklyn - Manhattan

 

 

Je ne me lasserai sans doute jamais de photographier la skyline de Manhattan. Le reflet des lumières du ciel et de la ville dans l'eau, la magestuosité du site et l'estétique des formes, ce lieu est extraordinaire.

Mais encore faut-il pouvoir sortir une image qui sorte de l'ordinaire. Le plus important restant la gestion de la lumière dans ce genre de photos, il faut bien choisir le moment de la journée.

Pour les photos de ville nocturne, l'heure magique se situe dans les trentes minutes suivant le coucher de soleil. A ce moment, toutes les lumières de la ville sont alumées et se dégrade progressivement du rouge au bleu foncé.

Passé ces trentes minutes, le ciel se décolore pour tendre vers un noir uni ou pire encore lorsque le ciel est brumeux ou nuageux, une couleur orange apparaît causée par la reflection des éclairages publics.

Pour cette photo prise depuis le Brooklyn Bridge j'ai utilisé un tout nouveau objectif fisheye, le rokinon 8mm. Cet objectif est fantastique et contrairement au peleng il remplit complètement le capteur APS-C du 60D ce qui facilite grandement le travail en post production.

Il est important de penser au traitement que l'on va appliquer à la photo dès la prise de vue. Un des principal intérêt de shooter en format RAW se situe au niveau de la gestion colorimétrique en postproduction. En effet les réglages de balance des blancs sont modifiables a souhait sans perte de qualité sur un fichier RAW contrairement au format JPEG par exemple.

Je n'avais pas enmené de flash pour cette promenade sur le pont de Brooklyn. Pour éclairer Kinga je devais donc utiliser la lumière à ma disposition. Le lampadaire lumière fluo situé à droite en combinaison de l'éclairage généré par les phares des voitures me permet d'utiliser un éclairage croisé. Le soucis vient de l'éclairage Fluo qui donne une dominance verte en balance des blancs lumière du jour.

En corrigeant la couleur dans lightroom ou photoshop, il est facile de modifier la dominance verte, ceci dit, je trouve la photo également intéressante en balance des blanc lumière du jour.