dimanche 26 septembre 2010

A Blue Fender Jazz Bass



Je vous présente en exclu mondiale une de mes nouvelle passion en devenir... la musique.


Depuis toujours, j'ai été attiré par la musique même si je n'avais encore jamais eut l'occasion de m'y mettre. Et cette occasion s'est produite alors qu'un ami voulais se débarrasser d'un ampli de très bonne qualité: un Peavey combo 115. En fait une bête de puissance. Bien trop puissant (200W) pour notre modeste appartement mais, comme on dit: qui peut le plus peut le moins! Et tant que les vitre (et les voisins) tiennent le coup ...



Il restait à nous procurer l'instrument. Nous avons choisi une valeur sûre pour nos débuts: une Fender Jazz Bass d'un bleu scintillant.


Dès sa réception, un concept de photo me sautait aux yeux. Je pensais faire "flotter" l'ampli ainsi et donner une impression d'apesanteur à la scène. Pour ce faire, il me fallait surélever le caisson et placer en dessous deux flashs munis chacun de dome diffusers afin d'essayer de créer un raccord entre l'éclairage du fond et celui du dessous (comme ceci). Si je suis arrivé à surélever l'ampli de quelques centimètres, le flash placé en dessous restait trop près du sol pour donner un éclairage homogène. Il aurait fallu l'éloigner mais alors d'autres problèmes se présentaient. Je me suis donc rabattu sur le plan B (ndlr: il faut toujours avoir un plan B ;-)).


Le voici:



L'éclairage principal est donné par un de mes tout nouveau flash juste sorti du carton: un alienbee AB 800 avec son octabox de 35 pouces qui offre une douceur de lumière fantastique, surtout à cette distance.


Les éclairages secondaires proviennent de trois SB-26 munis de gels bleus de différentes intensités et de domes diffusers pour envoyer la lumière dans toutes les directions.



Le flash situé à gauche est muni d'un mini "flag" improvisé avec du gaffer pour éviter d'éclairer la lentille de l'appareil et ainsi créer du flare. Je ne voulais pas non plus que ce flash éclaire vers l'avant. Je l'ai déposé sur un pied improvisé. Un morceau de gaffer le maintenait dans la position souhaitée en l'empêchant de basculer.


Le flash de fond était lui suspendu à la bonne hauteur à l'aide du câble d'alimentation de l'ampli soigneusement disposé. Il n'est pas toujours nécessaire d'utiliser du matériel supplémentaire. On a parfois tout ce qu'il faut sous la main.


Le troisième éclairage "bleu" est placé derrière la basse qui me sert ici de flag, et il est dirigé vers le centre du baffle. En ayant placé un dome diffuser, j'obtiens ainsi un éclairage à 360° tout en pouvant encore diriger le faisceau en utilisant la fonction zoom du SB-26. On règle ainsi ici ratio entre l'éclairage de l'intérieur de l'ampli et l'éclairage à 360°. Dans ce cas-ci, il était réglé sur 50 mm.





L'AB 800 est déclenché à l'aide du (long) câble PC fourni. J'aurais préféré le déclencher au PocketWizzard mais je ne possède pas encore le câble idoine (un câble Jack-Jack mono). Les flashs situés derrière la basse et l'ampli son déclenchés par PocketWizzard tandis que le troisième simplement via sa cellule salve incorporée (merci Nikon).


J'essaye de plus en plus d'utiliser le moins de matériel possible. Je gagne ainsi du temps dans le montage et démontage en économisant de la batterie et du matériel qui pourrait s'avérer nécessaire plus tard dans la séance.


Peut-être dans le futur vous aurez l'immense honneur de pouvoir écouter un de mes morceau de basse en regardant un making-of vidéo. Ou alors vous pourrez toujours mettre le curseur du son sur "mute" ;-)


More t k ...


mercredi 8 septembre 2010

Hungarian Karate Angels



A chaque voyage le dilemme est le même pour tout photographe: quelle partie de mes deux armoires de matériel photo vais-je emporter? Vais-je faire uniquement des photos souvenir ou bien dois-je emporter mon réflex, mes flash et mes pocketWizzards pour créer quelque chose de plus élaboré.


Pour un voyage en voiture, le problème se pose beaucoup moins que pour un départ en avion où la règle reste l'encombrement minimal.


Pour ce shooting, nous étions en Hongrie dans la famille de Kinga. Étant dans la famille, je pouvais me permettre d'emporter plus de matos, celui ci pouvant rester en sécurité dans la demeure familiale lorsqu'il n'était pas utilisé.


J'avais donc emporté un EOS 40D, un G10, 2 SB26, un 580EX, un pied, deux clamp, un bras articulé, un parapluie et un ray flash. Bref beaucoup de chose pour un voyage, même si une fois sur place il nous manque toujours quelque chose et d'autres ustensiles s'avèrent superflus. Ceci-dit, j'avais restreint le matériel en fonction des photos que je projetait de faire (et que j'ai faites ;-)).



Sylvie, Katrin et Kitti font du Karaté depuis 3 ans. Elles sont ceinture bleue pour les deux grandes et verte pour Katrin.


La photo en tête de post a nécessité deux flashs. et toutes les photos de ce post ont été prises en pleine journée avec le G10. Le G10 ayant un obturateur électronique, je pouvais synchroniser mes flashs à 1/1000 ème de seconde. Ce qui supprimait complètement l'influence de la lumière ambiante.


Un SB26 muni d'une honeycomb grid DIY était tenu par Kinga juste à l'aplomb du badge de sorte qu'il n'éclaire qu'une partie de celui-ci ainsi que la partie supérieure du poing de Sylvie. Le reste de l'éclairage est donné par le ray flash (ring flash) fixé sur le G10. Le plus important dans ce cas-ci est de doser la puissance du ringflash par rapport à la lumière principale. L'effet du ringflash doit rester le plus discret possible tout en débouchant suffisamment les ombres.


Le même schéma à été utilisé pour la photo suivante si ce n'est que le SB26 est placé à la droite de l'appareil.





Pour la série suivante, j'ai utilisé la porte de garage blanche comme softbox improvisée. En dirigeant mes deux flashs vers la porte, les qualités réflectives de la peinture blanche m'offraient une énorme et donc très douce source de lumière.



Dans ce cas-ci, les ombres étaient débouchées par la lumière solaire voilée par une fine couche nuageuse. Dans un premier temps, j'aurais voulu obtenir un arrière plans bien plus foncé. Pour ce faire j'aurais dû faire usage d'un écran entre la source lumineuse (la porte) et le mur du fond. Mais après les premiers clichés je me suis dit que l'éclairage de l'arrière plan me convenait ainsi éclairé. Notez la partie sombre sur la droite des images qui démontre que le fond est exclusivement éclairé par les flashs. De plus, l'éclairage rasant provenant de la porte fait parfaitement ressortir la structure granuleuse du mur.






S'il est possible de réaliser les deux premières photos ci-dessus de manière statique, la dernière (de Sylvie) devait être réalisée en mouvement afin que son pied se trouve le plus haut possible. C'est là que le G10 montre toute sa faiblesse par rapport au 40D. Les temps de latence entre l'écrasement du bouton et le déclenchement des flashs paraissent très longs. J'ai donc dû m'y reprendre à plusieurs fois en anticipant le mouvement pour parvenir à figer la jambe de Sylvie au point culminant de son extension.


Pour la photo suivante, je n'ai laissé qu'un seul flash dirigé vers le garage et tenu en main par mon assistante de luxe, l'autre était placé sur le pied et utilisé avec un parapluie translucide (je n'avais que deux SB26 et il me manquait le petit module pour brancher un PW sur le 580EX). J'avais demandé à Kitti et à Katrin de se placer de telle sorte que chacune d'elle voie la source lumineuse qui était censée l'éclairer. C'est beaucoup plus facile de mettre les modèles à contribution plutôt que d'essayer de les placer sois-même sans qu'elles ne comprennent exactement ce qui se passe.




La dernière photo à nécessité trois flashs et l'aide précieuse de Kinga. Un SB26 muni d'un petit dome diffuser était placé devant les filles, Kinga tenait un autre SB26 muni d'une honeycomb grid DIY au bout d'un pied juste à l'aplomb des trois combattantes et enfin le rayflash fixé sur le 580EX lui-même placé sur le sabot du G10 débouchait les ombres admirablement.






Les photos se trouvent aussi ici sur flickr.



samedi 24 juillet 2010

Tri Gear: Swim, Bike, Run







Ce triptyque des outils du triathlète était en fait un essai pour un projet photo à venir. L'idée serait de prendre en photo trois objet que les triathlètes considèrent comme assez personnels. Leur lunettes de natation, leurs chaussures de vélo et de course à pied. L'usure des kilomètres marque peu a peu ces accessoires et une histoire commune se forme peu a peu avec son triathlète. Si bien que lorsque vient le moment de s'en séparer l'athlète est partagé entre l'excitation d'acquérir du nouveau matériel et la nostalgie des nombreuses heures d'entraînement passées en compagnie des vieux outils.

Le fait que ces objets soient relativement petits rend les choses beaucoup plus facile à éclairer. Étant donné qu'en photographie nous parlons essentiellement de "taille relative" a propos de l'éclairage, un plus petit objet nécessite par conséquent une surface d'éclairage plus petite qu'un grand.

Ensuite, le fait de pouvoir placer mon éclairage très près de mes objet me donne une lumière potentiellement très puissante. Ce qui va me permettre de supprimer facilement l'influence de la lumière ambiante en ayant la possibilité de diminuer fortement l'ouverture de mon objectif.

Pour chaque photo l'éclairage était sensiblement identique. Un flash SB-26 muni d'une soft box III que déclenchait optiquement un 580EX fixé sur le sabot de l'appareil et muni d'un ray flash.

J'ai commencé la séance par les chaussures de vélo. Dans les bois, il faisait relativement sombre, à 100 ISO, 1/250s, je devais fermer à f/6.3 pour supprimer complètement la lumière ambiante. Mes chaussures ne sont alors éclairées que par mes flashs. On voit bien ici l'influence du ringflash qui permet de bien déboucher les ombres sans en créer de nouvelles.





Ensuite, j'ai cherché un endroit sablonneux et ombragé pour réaliser la photo des chaussures de course à pied. Le schéma est quasi identique mais cette fois, n'étant pas protégés des rayons du soleil par la canopée, il y avait beaucoup plus de lumière. Après plusieurs essai, j'ai du monter jusqu'à f/18 pour la photo finale avant d'obtenir un fond parfaitement noir (zéro lumière ambiante). La photo de droite ci-dessous à été prise à f/13 on y était presque mais je voulais du noir ;-).



L'image de la paire de lunette posait un problème supplémentaire, à savoir la lumière spéculaire. C'est à dire la lumière réfléchie sur une surface lisse ou brillante. Dans ce cas-ci, le reflet dans les lunettes est dû exclusivement à la lumière émise par la soft box III car, souvenez-vous, par une vitesse élevée, des ISO bas et un objectif fermé en conséquence, j'ai supprimé tout influence de la lumière ambiante sur ma photo. C'est un peu comme si je travaillais dans le noir complet, les flashs étant les seules sources lumineuses.



En jouant sur la distance flash-sujet et le zoom du flash (même avec la soft box) le diamètre d'éclairage peut-être bien contrôlé. Et comme je l'ai dit plus haut, la soft box III est petite, certes, mais comme elle est située très près du sujet, sa taille est relativement importante. De ce fait, l'éclairage obtenu sera très doux.

More to come...

dimanche 13 juin 2010

Edgar, Rap Artist


Depuis le début de mes pérégrinations photographiques, Nico, qui est avant tout un ami fidèle, a eut la gentillesse de m'assister avec un sérieux et une motivation proche de la perfection. Pour une fois, c'était à moi de lui rendre un petit service.

S'il est un assistant hors pair, Nico a aussi le coeur sur la main. Il consacre une grande partie de son temps libre (et de ses congés) à une association de jeunes de son quartier. Il encadre notamment certains de ces jeunes dans le cadre de projets musicaux.

Edgar fait partie de ces jeunes dont s'occupe Nico. Son premier album va sortir dans quelques jours, c'est pourquoi Nico m'a demandé de prendre quelques photos pour la jaquette de son CD.

Nico ne m'avais pas donné d'instruction quand au shooting, j'avais donc carte blanche. J'ai opté pour un éclairage relativement classique mais c'était la première fois que j'utilisais le ray flash.

Un SB-26 muni d'un gel brun-orange et d'un dome diffuser était dirigé vers le mur du fond. deux SB-26 munis de grille nid d'abeille étaient placés à l'arrière, de part et d'autre du sujet pour créer une rim light de chaque côté du modèle. Et enfin, un 580 EX muni du ray flash (ring light) était fixé sur l'appareil. Le sabot du flash étant occupé, j'ai donc dû brancher le Pocket Wizzard de transmission à la prise PC de l'appareil, pour ensuite le fixer au flash même avec du tape afin de solidariser le tout.















Le ray Flash crée un effet de "ring light", ce qui veut dire que l'éclair du flash est émis depuis tout le contour de l'objectif. De cette manière, aucune ombre interne n'est projetée. La seules ombre visible (si le sujet est assez proche du fond) c'est une ombre extérieure qui entoure le sujet. Ce type de lumière est extrêmement intéressant utilisé comme fill light, pour déboucher les ombres parce qu'il n'en crée pas de supplémentaire (par définition).

L'image ci-dessous illustre plutôt bien l'effet du ring light utilisé comme fill light. L'ombre portée n'entoure toutefois pas complètement Edgar sur cette photo. Sans doute le ray Flash n'était-il pas parfaitement centré lors de la prise de vue. Je dois encore m'habituer à son usage.



La photo en tête de post est pour moi de loin la plus intéressante de la séance. Mais, le client étant roi, le choix final lui revient. Vers la fin du shooting, Edgar m'a dit vouloir faire une photo avec une bombe de peinture. J'ai mis un peu de temps à comprendre que le but était de faire jaillir (en post production) les lettres du titre de son album depuis la bombe de peinture.

Il est toujours plus facile de pouvoir réfléchir bien à l'avance sur un concept de photo avant d'avoir à le réaliser. Surtout s'il s'agit de l'idée de base du "client". Nous avons tout de même pu sortir une photo correcte avec la bombe de peinture même si je la trouve un peu trop agressive à mon goût, ce qui ne correspond pas trop avec la personnalité d'Edgar. Mais si le client est content, le photographe a fait son travail ;-).

La difficulté pour cette photo était le manque de recul. Pour que la bombe de peinture et le visage d'Edgar soient correctement éclairés tous les deux, il fallait que les distances flash-bombe et flash-tête soient relativement (entendons "de manière relative") presque équivalentes. Je devais donc me reculer assez pour que la distance bombe-tête soit négligeable. Mais si la distance bombe-tête est négligeable, la distance tête-mur de fond l'est aussi (Edgar se situait à 1 m du fond). Pour que le fond ne soit pas éclairé par le ring Flash, je devais donc éloigné Edgar du mur.


Je ne sais pas encore quelle photo sera utilisée pour la jaquette. Je mettrai le post à jour à la sortie de l'album.


D'autres photos sur flickr ici.

mercredi 26 mai 2010

NYC trip


Nous avions entendu beaucoup de choses à propos de New-York. Ville immense qui ne dort jamais, très stressante. A voir mais pas plus d'une semaine ...


Très étrangement, nous avons été plus qu'étonnés de voir à quel point la ville nous plaisait. Les bâtiments sont hauts (très hauts), il y a du monde et des voitures, c'est vrai. Mais les rues sont larges, les trottoirs aussi et les grattes-ciels sont bien espacés. En fait, on ne s'y sent pas du tout écrasé. De plus, les gens y sont d'une gentillesse incroyable pour nous, européens habitués à la morosité des relations entre citadins.


En préparant ce voyage, j'avais trois photos en tête (hé oui, il faut se limiter sinon on ne ferait que shooter, pas que ça me dérangerait mais bon ... ;-)). La skyline au coucher de soleil, une vue de l'Empire State Building au coucher de soleil et Time Square au coucher de soleil. Hum! Kinga m'a d'ailleurs fait remarquer que je prenais beaucoup de photos au coucher de soleil et qu'il était temps que je varie un peu mon style. Sa remarque est d'autant plus judicieuse que David Hobby (de l'excellentissime blog strobist) a lui-même écrit un post cette semaine dans lequel il écrit que " si les photos avec un flash déporté en fin de journée sont une valeur sûre, le danger était de ne faire que ça, ce qui est fort limitatif". A croire qu'ils s'étaient consultés.



Mais je voulais quand-même prendre ces photos au coucher de soleil ;-P


J'avais juste acheté une lumiquest softbox III chez B&H (le temple de la photo à NY). Je n'avais pas pris de PocketWizzards pour ce voyage , j'ai préféré emporter un câble synchro et un speedlight 580EX. C'est ce que j'ai utilisé pour la photo en tête de post. Nous avons dû revenir deux jours de suite pour réaliser cette photo, le premier jour la lumière n'était pas du tout au rendez-vous. J'ai fixé la softbox III sur le 580EX mini d'un gel CTO 3/4, le tout sur un monopode et déclenché avec le câble synchro. Comme d'habitude, je travaillais en mode "tout manuel", ce qui me permet de mieux contrôler les différentes sources de lumière. Si le monopode est plus pratique à transporter et plus mobile, dans le cas d'un shooting statique comme ici, un trépied aurait tout de même été plus commode.



Après cette photo, nous avons encore attendu que les fenêtres des grattes-ciels soient éclairées pour réaliser une série de panoramiques. Je n'avais ni tête panoramique ni trépied. J'ai donc déposé l'appareil sur mon poing fermé à l'aplomb de la lentille frontale pour éviter tout problème de parallaxe lors de la fusion de images et j'ai shooté quelques séries. La dernière est la meilleure je trouve. Pour cette série, j'ai utilisé une vitesse très lente (1,6 sec, f/10). Ainsi, l'East river au premier plan se retrouvait comme lissée. j'aurais bien aimé descendre plus encore en vitesse mais l'absence de trépied m'en empêchait.


Au sommet de l'Empire State Building également, l'absence de trépied s'est fait cruellement sentir. En effet, je trouve l'image ci-dessous (en fait prise à l'opposé de la précédente) trop plate. J'aurais tellement aimé utiliser une pause (très) longue afin que les véhicules laissent sur les routes des traînées lumineuse. Mais à main levée, c'était presque impossible. Note pour plus tard: paysage = trépied.




Nous avons aussi photographié l'officier de police Butrico à Times Square deux jours après l'attentat manqué à la voiture piégée. Celui-ci nous expliquait qu'il était parfaitement normal qu'il y ait autant de policiers à TS. Cependant, nous étions passé deux jours plus tôt, moins d'une heure avant l'alerte à la bombe et la présence policière n'était pas aussi importante.


Pour cette photo (ci-dessous), j'ai également utilisé la softbox III ainsi que le cable synchro, mais cette fois, j'ai bénéficié du luxe d'un assistant (ou d'une assistante de luxe, c'est selon). Kinga tenait le flash à ma droite, face au policier . Il était 22 heures quand la photo a été prise, le soleil avait disparu depuis longtemps. Si nous étions là moins d'une demi-heure après le crépuscule, nous aurions pu bénéficier d'un ciel bleu foncé qui se serait parfaitement marié avec les buildings en ombres chinoises et les panneaux lumineux de Times Square. Nous étions simplement trop tard pour réussir. Mais cela fait partie des difficultés de la photo de voyage, il faut réagir sur le moment ou bien perdre une demi journée à la préparation et au repérage d'une photo.



Les deux photos ci dessous ont été prise en vitesse lente. L'objectif étant de mettre une touche d'originalité sur un sujet maintes et maintes fois photographié.


Pour la première image, j'ai attendu le passage d'un "Yellow Cab" typique de la ville de New York pour réaliser un fillé devant le musée Guggenheim. De plus, l'architecture du bâtiment s'y prêtait à merveille. Un beau ciel bleu aurait renforcé le côté coloriste (si si, il faut être critique ;-)).




La photo suivante est prise en fin d'après-midi sur le célèbrissime pont de Brooklyn. Après coup, je me dis qu'ici aussi j'aurais pu sortir le flash pour éclairer kinga. Sur le moment même, je n'en avais simplement pas trop le courage :-) .



Plus de photos ici sur flickr

lundi 10 mai 2010

Platja d'Aro, RCBT Triathlon Training Camp


English version at the end of the post!




Tous les ans en début de saison, plusieurs stages sont organisés par notre club de triathlon. L'occasion rêvée pour sortir de la torpeur hivernale et entamer le printemps en bonne condition mais c'était également le moment idéal pour quelques séances photo.


En effet, avoir à portée de flash tous ces triathlètes et leur matériel réunis dans un endroit aussi magique que la costa brava était un événement à ne pas manquer.



Seulement, la costa brava se situe sur la côte est de l'Espagne. Ce qui signifie que pour obtenir un soleil rougeoyant juste au dessus de la mer, il fallait se lever tôt. C'est effectivement toujours plus facile de photographier un soleil couchant, les modèles sont bien réveillés, la lumière est de plus en plus belle, et surtout il fait chaud. Or dans notre cas, le soleil se couchait sur les terres, ce qui rendais les photos nettement moins attrayantes.


Pour la seconde fois en deux jours, nous nous levons donc avant l'aube (la veille, le shooting avait été annulé, le ciel étant complètement bouché). Il fait 5°C mais ces triathlètes ont du tempérament.


Je désirais prendre des photos en combis, dans l'optique éventuelle de les exposer dans le magasin urbantrisport.


Pour la première série, je désirais figer l'action du triathlète sortant de l'eau en courant à l'issue de l'épreuve de natation. Mais ce scénario s'est révélé extrêmement éprouvant pour les athlètes. L'eau était très froide, de même que le sable. Et de gros caillous au fond de l'eau rendaient la course presque impossible. Mais grâce au courage de mes modèles, quelques images sont quand-même sorties.




Cette photo a été prise avec un canon G10 (extrêmement pratique quand la place est comptée dans les bagages). Un flash SB-26 muni d'un parapluie translucide et d'un gel 3/4 CTO est placé face à l'athlète à gauche de l'appareil, un autre SB-26 muni d'un snoot et d'un gel 1/4 CTO est placé à l'arrière gauche. Les gels CTO sont indispensables pour prendre des photos au flash au soleil levant ou couchant. La lumière ainsi orangée permet d'éviter une coloration blanche qui ne collerait pas avec l'ambiance générale de l'image.


La photo de tête de post est prise avec un setup identique, si ce n'est qu'un seul flash muni d'un parapluie et d'un gel 3/4 CTO a été utilisé.


La difficulté pour le photographe réside dans le dosage entre la lumière ambiante et la lumière provenant du (des) flash(s). Plus encore que d'habitude, pour un shooting à l'aube, il faut réfléchir à ses réglages avant la séance. En effet, il ne faut surtout pas commencer à shooter à vitesse de synchro-X maximale. Sinon lorsque la seule manière de continuer à sous-exposer la lumière ambiant au fur et à mesure que le soleil se lève serait de fermer le diaphragme (en ISO min bien sûr). Ce qui équivaudrait à diminuer l'impact de la lumière des flashs sur la photo. Il faudrait donc continuellement fermer le diaphragme et augmenter la puissance des éclairs. Ce qui est nettement moins facilement gérable que de simplement augmenter la vitesse d'obturation pour sous-exposer la lumière ambiante.




La photo ci-dessus a été prise alors que le soleil était déjà assez haut au dessus de l'horizon. La même photo prise sans flash m'aurait donné un triathlète en ombres chinoises. Ce qui aurait d'ailleurs pu bien donner, je n'ai juste pas eu la présence d'esprit de réaliser une telle image sur le moment même. Je note pour plus tard.


Le parapluie dirigé vers le haut me permet de n'éclairer que la partie supérieure de François, ce qui laisse ses jambes et le vélo dans l'ombre.



La photo de Denis ci-dessus à été réalisée en cross-lighting (éclairage croisé) avec un seul flash SB-26 utilisé avec un parapluie. L'éclairage venant de gauche provient du soleil. Pour ce type d'image, il faut équilibrer précisément la puissance du flash avec l'éclairage naturel pour éviter une différence trop flagrante d'intensité.


Plus tard dans la journée, nous sommes revenu sur la plage pour réaliser des photos sous-marines, toujours en combinaison néoprène de triathlon. La température était cette fois bien plus supportable.


J'ai utilisé un appareil compact panasonic lumix DMC-FT1 qui possède, outre la capacité à plonger sans dommages à 3 mètres de profondeur, un objectif relativement grand-angle. Il est indispensable pour la photographie sous-marine de posséder un grand-angulaire. En effet, même dans les eaux limpides de la méditerranée, le moindre éloignement par rapport au sujet photographié fait perdre à celui-ci énormément de lumière, de netteté et de couleurs. Il faut donc se rapprocher le plus possible du modèle pour qu'il n'y ait qu'un minimum de liquide qui le sépare de l'objectif. Heureusement, un beau soleil éclairait suffisamment le fond de la mer pour refléter un peu de lumière sous les nageurs. Évidemment, un flash aurait été d'une aide secourable mais je n'avais pas emporté de housse étanche, ce n'est que partie remise.





La vidéo du making of:




Les autres photos dans la galerie flickr sont ici


A triathlon training camp is the best place to get in shape before the competition season. But for a photographer, it is also the best place to find the athletes and their gear together in a perfect location.


This year, the camp was based in Platja d'Aro, costa brava, nortern east of spain.


I planed to take pictures of the triathletes of my team with a yellowish sun just above the surface of the sea. Witch means very soon or very late in the day. Actually, we where in the eastern part of Spain so the sea aimed to the east. Then for an above the surface sun, we needed to be on the beach before the sunrise. And daaamn that was cold. And if it was for me, what about the models!



I wanted them to run out of the water as triathletes do when the swim part is over. But the sand was freezing and there was a lot of rocks in the bottom. I could shoot a few pics but the static ones where much easier for them. (But still cold, air temp was like 5°C).


I used only two flashes. One 3/4 CTO gelled SB-26 with a shootthru umbrella and another SB-26 with a 1/4 CTO and snooted. I didn't used the second one for all the pics, check it by yourself ;-).


After that I shot a few pictures on the beach. I used the morning sunlight and the umbrelled speedlight to crosslit the champs.



The difficulty of sunrise photography comparing to sunset photography is hudge:


When you shoot on sunset, you can start shooting at max sync-speed and then, with the fall of the light, you just have to slow down your shutter speed to balance ambiant and flash light.


On sunrise, the light is getting stronger second by second. Therefore you have to start way slower than your sync-speed because minute by minute you will have to rise your shutter speed to keep a right exposure. But once you reach your sync-speed, you will have to start closing your apperture (or pull down the ISO's). But that will have an impact on the power of the flashs. So you will have to pull up the flash's power. At that moment, you are not far from losing control of the light.


So, at sunrise, start shoot with a low sutter speed!


Later in the day, we came back on the beach to shoot swimsuits (with swimmers inside) underwater. I used a compact panasonic lumix DMC-FT1 witch has no M mode nor hot shoe but a wide angle and the capability of taking pictures nine feets underwater.




The wide angle is the secret of underwater photography. The less water you have between you and your subject, the more color, sharpness and light the picture will have. So simple is it. I had no underwater housing for the flash this time. keep folowing this blog, underwater strobist photography will come (soon or later ;-)).


Thanks guys for having had the bravery of getting in that damn cold sea!


I hope you will like the pics.


Flickr galery.


dimanche 4 avril 2010

Triathlon Shop in Brussels


Arnaud (à gauche) est un ancien coureur cycliste sous contrat converti depuis quelques années au triathlon. Après avoir travaillé comme conseiller technique dans un magasin de vélo, il a décidé de monter sa propre affaire avec Pierre (à droite). Tous deux sont des triathlètes (et ironmen) accomplis.
S'il existe une multitude de magasins de running, cyclisme ou de natation, aucun jusqu'à présent ne regroupait ces trois sports dans un même endroit. En tout cas pas avec de vrais spécialistes pour vous conseiller. Il était en outre quasiment impossible de trouver du matériel (très spécifique) de triathlon ailleurs que sur le lieu d'une compétition ou sur internet. Conscients des besoins particuliers des triathlètes, Arnaud et Pierre se sont lancés corps et biens dans l'aventure en ouvrant il y a peu le magasin URBANTRISPORT.
Arnaud m'a demandé de réaliser quelques photos pour leur site internet.
Je voulais présenter Arnaud et Pierre dans le le cadre du magasin. Étant adepte d'un certain dépouillement dans mes photos, j'ai dû me creuser les méninges pour obtenir une photo qui illustre correctement la situation.
Les bandes vertes, très photogéniques, se sont imposées d'elle-mêmes dans la composition. Le cervélo P4 (peut-être le meilleur vélo de triathlon actuellement) et une combinaison Zoot ne faisait aucun doute quant à la discipline sportive concernée. Le cadre est placé, reste à éclairer tout cela.
Tout d'abord éclairer les colonnes vertes. La colonne de droite au premier plan sera éclairée par le flash SB-26 muni d'un snoot et d'un gel 1/8 CTO et dont la fonction principale est de déboucher les ombres sur le visage de Pierre. J'ai placé un 580EX muni d'un dôme diffuser sur une pile de boîtes à chaussures pour éclairer la colonne de gauche. La colonne du fond à droite est éclairée par un SB-26 dirigé vers le haut et muni d'un dôme diffuser. Les deux roues placées contre la barrière créent une ombre très intéressante sur le plafond. En plaçant le flash précisément, c'est presque une ombre de vélo qui apparaît.
Une boîte à lumière munie d'un SB-26 flanqué d'un gel 1/4 CTO éclairait les modèles. Bien que la soft box les éclairait tous les deux, elle était dirrigée vers Arnaud. De ce fait, Pierre recevait moins de lumière ce qui était compensé par sa position plus proche de la source. La position exacte de la soft box était déterminée par l'ombre d'Arnaud sur le mur derrière lui. L'ombre ainsi placée remplit un espace qui aurait été trop vide autrement.
















Pour les photos du magasin, je me suis d'abord attelé à la réalisation de quelques "safe shots". Heureusement la température de l'éclairage ambiant était relativement proche le la lumière du jour (+- t° de couleur des flashs). Autrement j'aurais dû me passer de flash ou bien leur adjoindre un gel de la couleur adéquate (ici 1/8 CTO). Malheureusement je n'en disposait que d'un seul ce jour là. J'ai utilisé 2 ou trois SB-26 la plupart du temps zoomés à 85 mm. Étant donné que je désirais une grande profondeur de champ (f8) ainsi qu'un bruit très faible (100 ISO) je manquais un peu de puissance pour mes flashs, en général je devais les pousser à 1/2 de leur puissance. A vous de découvrir ou sont placés les flashs dans les images ci dessous ;-)



That was the easy part!

Si un objectif grand angle permet d'englober plus d'information sur une image, cela reste tout de même bien restrictif. Une photo panoramique permettrait déjà de mieux appréhender un intérieur. Mais mieux encore je voulais réaliser une visite virtuelle. L'effet est saisissant et dans le cadre de la promotion d'un magasin le concept est plus qu'intéressant.
Cependant c'était la première fois que je me lançais dans la réalisation d'un visite virtuelle. Quelques heures (jours) de recherches sur internet m'ont offert les connaissances de base nécessaires (sites 1, 2 ,3). Vous ne vous rendez sans doute pas compte de la valeur du cadeau que je vous fais en vous offrant ces trois liens ;-), mais allez, c'est de bon coeur.


Les photos ci-dessus ont été prises avec l'objectif fisheye 8mm peleng, fusionnées, converties en qtvr, converties en swf, uploadées sur photomaniak. La ligne de code copiée puis collée en code html dans la page code du blog et voici le résultat:
(maintenir le clickdroit pour naviguer dans l'image. Pendant la navigation, pressez la touche shift pour zoomer, Ctrl pour dézoomer)