samedi 24 juillet 2010

Tri Gear: Swim, Bike, Run







Ce triptyque des outils du triathlète était en fait un essai pour un projet photo à venir. L'idée serait de prendre en photo trois objet que les triathlètes considèrent comme assez personnels. Leur lunettes de natation, leurs chaussures de vélo et de course à pied. L'usure des kilomètres marque peu a peu ces accessoires et une histoire commune se forme peu a peu avec son triathlète. Si bien que lorsque vient le moment de s'en séparer l'athlète est partagé entre l'excitation d'acquérir du nouveau matériel et la nostalgie des nombreuses heures d'entraînement passées en compagnie des vieux outils.

Le fait que ces objets soient relativement petits rend les choses beaucoup plus facile à éclairer. Étant donné qu'en photographie nous parlons essentiellement de "taille relative" a propos de l'éclairage, un plus petit objet nécessite par conséquent une surface d'éclairage plus petite qu'un grand.

Ensuite, le fait de pouvoir placer mon éclairage très près de mes objet me donne une lumière potentiellement très puissante. Ce qui va me permettre de supprimer facilement l'influence de la lumière ambiante en ayant la possibilité de diminuer fortement l'ouverture de mon objectif.

Pour chaque photo l'éclairage était sensiblement identique. Un flash SB-26 muni d'une soft box III que déclenchait optiquement un 580EX fixé sur le sabot de l'appareil et muni d'un ray flash.

J'ai commencé la séance par les chaussures de vélo. Dans les bois, il faisait relativement sombre, à 100 ISO, 1/250s, je devais fermer à f/6.3 pour supprimer complètement la lumière ambiante. Mes chaussures ne sont alors éclairées que par mes flashs. On voit bien ici l'influence du ringflash qui permet de bien déboucher les ombres sans en créer de nouvelles.





Ensuite, j'ai cherché un endroit sablonneux et ombragé pour réaliser la photo des chaussures de course à pied. Le schéma est quasi identique mais cette fois, n'étant pas protégés des rayons du soleil par la canopée, il y avait beaucoup plus de lumière. Après plusieurs essai, j'ai du monter jusqu'à f/18 pour la photo finale avant d'obtenir un fond parfaitement noir (zéro lumière ambiante). La photo de droite ci-dessous à été prise à f/13 on y était presque mais je voulais du noir ;-).



L'image de la paire de lunette posait un problème supplémentaire, à savoir la lumière spéculaire. C'est à dire la lumière réfléchie sur une surface lisse ou brillante. Dans ce cas-ci, le reflet dans les lunettes est dû exclusivement à la lumière émise par la soft box III car, souvenez-vous, par une vitesse élevée, des ISO bas et un objectif fermé en conséquence, j'ai supprimé tout influence de la lumière ambiante sur ma photo. C'est un peu comme si je travaillais dans le noir complet, les flashs étant les seules sources lumineuses.



En jouant sur la distance flash-sujet et le zoom du flash (même avec la soft box) le diamètre d'éclairage peut-être bien contrôlé. Et comme je l'ai dit plus haut, la soft box III est petite, certes, mais comme elle est située très près du sujet, sa taille est relativement importante. De ce fait, l'éclairage obtenu sera très doux.

More to come...

dimanche 13 juin 2010

Edgar, Rap Artist


Depuis le début de mes pérégrinations photographiques, Nico, qui est avant tout un ami fidèle, a eut la gentillesse de m'assister avec un sérieux et une motivation proche de la perfection. Pour une fois, c'était à moi de lui rendre un petit service.

S'il est un assistant hors pair, Nico a aussi le coeur sur la main. Il consacre une grande partie de son temps libre (et de ses congés) à une association de jeunes de son quartier. Il encadre notamment certains de ces jeunes dans le cadre de projets musicaux.

Edgar fait partie de ces jeunes dont s'occupe Nico. Son premier album va sortir dans quelques jours, c'est pourquoi Nico m'a demandé de prendre quelques photos pour la jaquette de son CD.

Nico ne m'avais pas donné d'instruction quand au shooting, j'avais donc carte blanche. J'ai opté pour un éclairage relativement classique mais c'était la première fois que j'utilisais le ray flash.

Un SB-26 muni d'un gel brun-orange et d'un dome diffuser était dirigé vers le mur du fond. deux SB-26 munis de grille nid d'abeille étaient placés à l'arrière, de part et d'autre du sujet pour créer une rim light de chaque côté du modèle. Et enfin, un 580 EX muni du ray flash (ring light) était fixé sur l'appareil. Le sabot du flash étant occupé, j'ai donc dû brancher le Pocket Wizzard de transmission à la prise PC de l'appareil, pour ensuite le fixer au flash même avec du tape afin de solidariser le tout.















Le ray Flash crée un effet de "ring light", ce qui veut dire que l'éclair du flash est émis depuis tout le contour de l'objectif. De cette manière, aucune ombre interne n'est projetée. La seules ombre visible (si le sujet est assez proche du fond) c'est une ombre extérieure qui entoure le sujet. Ce type de lumière est extrêmement intéressant utilisé comme fill light, pour déboucher les ombres parce qu'il n'en crée pas de supplémentaire (par définition).

L'image ci-dessous illustre plutôt bien l'effet du ring light utilisé comme fill light. L'ombre portée n'entoure toutefois pas complètement Edgar sur cette photo. Sans doute le ray Flash n'était-il pas parfaitement centré lors de la prise de vue. Je dois encore m'habituer à son usage.



La photo en tête de post est pour moi de loin la plus intéressante de la séance. Mais, le client étant roi, le choix final lui revient. Vers la fin du shooting, Edgar m'a dit vouloir faire une photo avec une bombe de peinture. J'ai mis un peu de temps à comprendre que le but était de faire jaillir (en post production) les lettres du titre de son album depuis la bombe de peinture.

Il est toujours plus facile de pouvoir réfléchir bien à l'avance sur un concept de photo avant d'avoir à le réaliser. Surtout s'il s'agit de l'idée de base du "client". Nous avons tout de même pu sortir une photo correcte avec la bombe de peinture même si je la trouve un peu trop agressive à mon goût, ce qui ne correspond pas trop avec la personnalité d'Edgar. Mais si le client est content, le photographe a fait son travail ;-).

La difficulté pour cette photo était le manque de recul. Pour que la bombe de peinture et le visage d'Edgar soient correctement éclairés tous les deux, il fallait que les distances flash-bombe et flash-tête soient relativement (entendons "de manière relative") presque équivalentes. Je devais donc me reculer assez pour que la distance bombe-tête soit négligeable. Mais si la distance bombe-tête est négligeable, la distance tête-mur de fond l'est aussi (Edgar se situait à 1 m du fond). Pour que le fond ne soit pas éclairé par le ring Flash, je devais donc éloigné Edgar du mur.


Je ne sais pas encore quelle photo sera utilisée pour la jaquette. Je mettrai le post à jour à la sortie de l'album.


D'autres photos sur flickr ici.

mercredi 26 mai 2010

NYC trip


Nous avions entendu beaucoup de choses à propos de New-York. Ville immense qui ne dort jamais, très stressante. A voir mais pas plus d'une semaine ...


Très étrangement, nous avons été plus qu'étonnés de voir à quel point la ville nous plaisait. Les bâtiments sont hauts (très hauts), il y a du monde et des voitures, c'est vrai. Mais les rues sont larges, les trottoirs aussi et les grattes-ciels sont bien espacés. En fait, on ne s'y sent pas du tout écrasé. De plus, les gens y sont d'une gentillesse incroyable pour nous, européens habitués à la morosité des relations entre citadins.


En préparant ce voyage, j'avais trois photos en tête (hé oui, il faut se limiter sinon on ne ferait que shooter, pas que ça me dérangerait mais bon ... ;-)). La skyline au coucher de soleil, une vue de l'Empire State Building au coucher de soleil et Time Square au coucher de soleil. Hum! Kinga m'a d'ailleurs fait remarquer que je prenais beaucoup de photos au coucher de soleil et qu'il était temps que je varie un peu mon style. Sa remarque est d'autant plus judicieuse que David Hobby (de l'excellentissime blog strobist) a lui-même écrit un post cette semaine dans lequel il écrit que " si les photos avec un flash déporté en fin de journée sont une valeur sûre, le danger était de ne faire que ça, ce qui est fort limitatif". A croire qu'ils s'étaient consultés.



Mais je voulais quand-même prendre ces photos au coucher de soleil ;-P


J'avais juste acheté une lumiquest softbox III chez B&H (le temple de la photo à NY). Je n'avais pas pris de PocketWizzards pour ce voyage , j'ai préféré emporter un câble synchro et un speedlight 580EX. C'est ce que j'ai utilisé pour la photo en tête de post. Nous avons dû revenir deux jours de suite pour réaliser cette photo, le premier jour la lumière n'était pas du tout au rendez-vous. J'ai fixé la softbox III sur le 580EX mini d'un gel CTO 3/4, le tout sur un monopode et déclenché avec le câble synchro. Comme d'habitude, je travaillais en mode "tout manuel", ce qui me permet de mieux contrôler les différentes sources de lumière. Si le monopode est plus pratique à transporter et plus mobile, dans le cas d'un shooting statique comme ici, un trépied aurait tout de même été plus commode.



Après cette photo, nous avons encore attendu que les fenêtres des grattes-ciels soient éclairées pour réaliser une série de panoramiques. Je n'avais ni tête panoramique ni trépied. J'ai donc déposé l'appareil sur mon poing fermé à l'aplomb de la lentille frontale pour éviter tout problème de parallaxe lors de la fusion de images et j'ai shooté quelques séries. La dernière est la meilleure je trouve. Pour cette série, j'ai utilisé une vitesse très lente (1,6 sec, f/10). Ainsi, l'East river au premier plan se retrouvait comme lissée. j'aurais bien aimé descendre plus encore en vitesse mais l'absence de trépied m'en empêchait.


Au sommet de l'Empire State Building également, l'absence de trépied s'est fait cruellement sentir. En effet, je trouve l'image ci-dessous (en fait prise à l'opposé de la précédente) trop plate. J'aurais tellement aimé utiliser une pause (très) longue afin que les véhicules laissent sur les routes des traînées lumineuse. Mais à main levée, c'était presque impossible. Note pour plus tard: paysage = trépied.




Nous avons aussi photographié l'officier de police Butrico à Times Square deux jours après l'attentat manqué à la voiture piégée. Celui-ci nous expliquait qu'il était parfaitement normal qu'il y ait autant de policiers à TS. Cependant, nous étions passé deux jours plus tôt, moins d'une heure avant l'alerte à la bombe et la présence policière n'était pas aussi importante.


Pour cette photo (ci-dessous), j'ai également utilisé la softbox III ainsi que le cable synchro, mais cette fois, j'ai bénéficié du luxe d'un assistant (ou d'une assistante de luxe, c'est selon). Kinga tenait le flash à ma droite, face au policier . Il était 22 heures quand la photo a été prise, le soleil avait disparu depuis longtemps. Si nous étions là moins d'une demi-heure après le crépuscule, nous aurions pu bénéficier d'un ciel bleu foncé qui se serait parfaitement marié avec les buildings en ombres chinoises et les panneaux lumineux de Times Square. Nous étions simplement trop tard pour réussir. Mais cela fait partie des difficultés de la photo de voyage, il faut réagir sur le moment ou bien perdre une demi journée à la préparation et au repérage d'une photo.



Les deux photos ci dessous ont été prise en vitesse lente. L'objectif étant de mettre une touche d'originalité sur un sujet maintes et maintes fois photographié.


Pour la première image, j'ai attendu le passage d'un "Yellow Cab" typique de la ville de New York pour réaliser un fillé devant le musée Guggenheim. De plus, l'architecture du bâtiment s'y prêtait à merveille. Un beau ciel bleu aurait renforcé le côté coloriste (si si, il faut être critique ;-)).




La photo suivante est prise en fin d'après-midi sur le célèbrissime pont de Brooklyn. Après coup, je me dis qu'ici aussi j'aurais pu sortir le flash pour éclairer kinga. Sur le moment même, je n'en avais simplement pas trop le courage :-) .



Plus de photos ici sur flickr

lundi 10 mai 2010

Platja d'Aro, RCBT Triathlon Training Camp


English version at the end of the post!




Tous les ans en début de saison, plusieurs stages sont organisés par notre club de triathlon. L'occasion rêvée pour sortir de la torpeur hivernale et entamer le printemps en bonne condition mais c'était également le moment idéal pour quelques séances photo.


En effet, avoir à portée de flash tous ces triathlètes et leur matériel réunis dans un endroit aussi magique que la costa brava était un événement à ne pas manquer.



Seulement, la costa brava se situe sur la côte est de l'Espagne. Ce qui signifie que pour obtenir un soleil rougeoyant juste au dessus de la mer, il fallait se lever tôt. C'est effectivement toujours plus facile de photographier un soleil couchant, les modèles sont bien réveillés, la lumière est de plus en plus belle, et surtout il fait chaud. Or dans notre cas, le soleil se couchait sur les terres, ce qui rendais les photos nettement moins attrayantes.


Pour la seconde fois en deux jours, nous nous levons donc avant l'aube (la veille, le shooting avait été annulé, le ciel étant complètement bouché). Il fait 5°C mais ces triathlètes ont du tempérament.


Je désirais prendre des photos en combis, dans l'optique éventuelle de les exposer dans le magasin urbantrisport.


Pour la première série, je désirais figer l'action du triathlète sortant de l'eau en courant à l'issue de l'épreuve de natation. Mais ce scénario s'est révélé extrêmement éprouvant pour les athlètes. L'eau était très froide, de même que le sable. Et de gros caillous au fond de l'eau rendaient la course presque impossible. Mais grâce au courage de mes modèles, quelques images sont quand-même sorties.




Cette photo a été prise avec un canon G10 (extrêmement pratique quand la place est comptée dans les bagages). Un flash SB-26 muni d'un parapluie translucide et d'un gel 3/4 CTO est placé face à l'athlète à gauche de l'appareil, un autre SB-26 muni d'un snoot et d'un gel 1/4 CTO est placé à l'arrière gauche. Les gels CTO sont indispensables pour prendre des photos au flash au soleil levant ou couchant. La lumière ainsi orangée permet d'éviter une coloration blanche qui ne collerait pas avec l'ambiance générale de l'image.


La photo de tête de post est prise avec un setup identique, si ce n'est qu'un seul flash muni d'un parapluie et d'un gel 3/4 CTO a été utilisé.


La difficulté pour le photographe réside dans le dosage entre la lumière ambiante et la lumière provenant du (des) flash(s). Plus encore que d'habitude, pour un shooting à l'aube, il faut réfléchir à ses réglages avant la séance. En effet, il ne faut surtout pas commencer à shooter à vitesse de synchro-X maximale. Sinon lorsque la seule manière de continuer à sous-exposer la lumière ambiant au fur et à mesure que le soleil se lève serait de fermer le diaphragme (en ISO min bien sûr). Ce qui équivaudrait à diminuer l'impact de la lumière des flashs sur la photo. Il faudrait donc continuellement fermer le diaphragme et augmenter la puissance des éclairs. Ce qui est nettement moins facilement gérable que de simplement augmenter la vitesse d'obturation pour sous-exposer la lumière ambiante.




La photo ci-dessus a été prise alors que le soleil était déjà assez haut au dessus de l'horizon. La même photo prise sans flash m'aurait donné un triathlète en ombres chinoises. Ce qui aurait d'ailleurs pu bien donner, je n'ai juste pas eu la présence d'esprit de réaliser une telle image sur le moment même. Je note pour plus tard.


Le parapluie dirigé vers le haut me permet de n'éclairer que la partie supérieure de François, ce qui laisse ses jambes et le vélo dans l'ombre.



La photo de Denis ci-dessus à été réalisée en cross-lighting (éclairage croisé) avec un seul flash SB-26 utilisé avec un parapluie. L'éclairage venant de gauche provient du soleil. Pour ce type d'image, il faut équilibrer précisément la puissance du flash avec l'éclairage naturel pour éviter une différence trop flagrante d'intensité.


Plus tard dans la journée, nous sommes revenu sur la plage pour réaliser des photos sous-marines, toujours en combinaison néoprène de triathlon. La température était cette fois bien plus supportable.


J'ai utilisé un appareil compact panasonic lumix DMC-FT1 qui possède, outre la capacité à plonger sans dommages à 3 mètres de profondeur, un objectif relativement grand-angle. Il est indispensable pour la photographie sous-marine de posséder un grand-angulaire. En effet, même dans les eaux limpides de la méditerranée, le moindre éloignement par rapport au sujet photographié fait perdre à celui-ci énormément de lumière, de netteté et de couleurs. Il faut donc se rapprocher le plus possible du modèle pour qu'il n'y ait qu'un minimum de liquide qui le sépare de l'objectif. Heureusement, un beau soleil éclairait suffisamment le fond de la mer pour refléter un peu de lumière sous les nageurs. Évidemment, un flash aurait été d'une aide secourable mais je n'avais pas emporté de housse étanche, ce n'est que partie remise.





La vidéo du making of:




Les autres photos dans la galerie flickr sont ici


A triathlon training camp is the best place to get in shape before the competition season. But for a photographer, it is also the best place to find the athletes and their gear together in a perfect location.


This year, the camp was based in Platja d'Aro, costa brava, nortern east of spain.


I planed to take pictures of the triathletes of my team with a yellowish sun just above the surface of the sea. Witch means very soon or very late in the day. Actually, we where in the eastern part of Spain so the sea aimed to the east. Then for an above the surface sun, we needed to be on the beach before the sunrise. And daaamn that was cold. And if it was for me, what about the models!



I wanted them to run out of the water as triathletes do when the swim part is over. But the sand was freezing and there was a lot of rocks in the bottom. I could shoot a few pics but the static ones where much easier for them. (But still cold, air temp was like 5°C).


I used only two flashes. One 3/4 CTO gelled SB-26 with a shootthru umbrella and another SB-26 with a 1/4 CTO and snooted. I didn't used the second one for all the pics, check it by yourself ;-).


After that I shot a few pictures on the beach. I used the morning sunlight and the umbrelled speedlight to crosslit the champs.



The difficulty of sunrise photography comparing to sunset photography is hudge:


When you shoot on sunset, you can start shooting at max sync-speed and then, with the fall of the light, you just have to slow down your shutter speed to balance ambiant and flash light.


On sunrise, the light is getting stronger second by second. Therefore you have to start way slower than your sync-speed because minute by minute you will have to rise your shutter speed to keep a right exposure. But once you reach your sync-speed, you will have to start closing your apperture (or pull down the ISO's). But that will have an impact on the power of the flashs. So you will have to pull up the flash's power. At that moment, you are not far from losing control of the light.


So, at sunrise, start shoot with a low sutter speed!


Later in the day, we came back on the beach to shoot swimsuits (with swimmers inside) underwater. I used a compact panasonic lumix DMC-FT1 witch has no M mode nor hot shoe but a wide angle and the capability of taking pictures nine feets underwater.




The wide angle is the secret of underwater photography. The less water you have between you and your subject, the more color, sharpness and light the picture will have. So simple is it. I had no underwater housing for the flash this time. keep folowing this blog, underwater strobist photography will come (soon or later ;-)).


Thanks guys for having had the bravery of getting in that damn cold sea!


I hope you will like the pics.


Flickr galery.


dimanche 4 avril 2010

Triathlon Shop in Brussels


Arnaud (à gauche) est un ancien coureur cycliste sous contrat converti depuis quelques années au triathlon. Après avoir travaillé comme conseiller technique dans un magasin de vélo, il a décidé de monter sa propre affaire avec Pierre (à droite). Tous deux sont des triathlètes (et ironmen) accomplis.
S'il existe une multitude de magasins de running, cyclisme ou de natation, aucun jusqu'à présent ne regroupait ces trois sports dans un même endroit. En tout cas pas avec de vrais spécialistes pour vous conseiller. Il était en outre quasiment impossible de trouver du matériel (très spécifique) de triathlon ailleurs que sur le lieu d'une compétition ou sur internet. Conscients des besoins particuliers des triathlètes, Arnaud et Pierre se sont lancés corps et biens dans l'aventure en ouvrant il y a peu le magasin URBANTRISPORT.
Arnaud m'a demandé de réaliser quelques photos pour leur site internet.
Je voulais présenter Arnaud et Pierre dans le le cadre du magasin. Étant adepte d'un certain dépouillement dans mes photos, j'ai dû me creuser les méninges pour obtenir une photo qui illustre correctement la situation.
Les bandes vertes, très photogéniques, se sont imposées d'elle-mêmes dans la composition. Le cervélo P4 (peut-être le meilleur vélo de triathlon actuellement) et une combinaison Zoot ne faisait aucun doute quant à la discipline sportive concernée. Le cadre est placé, reste à éclairer tout cela.
Tout d'abord éclairer les colonnes vertes. La colonne de droite au premier plan sera éclairée par le flash SB-26 muni d'un snoot et d'un gel 1/8 CTO et dont la fonction principale est de déboucher les ombres sur le visage de Pierre. J'ai placé un 580EX muni d'un dôme diffuser sur une pile de boîtes à chaussures pour éclairer la colonne de gauche. La colonne du fond à droite est éclairée par un SB-26 dirigé vers le haut et muni d'un dôme diffuser. Les deux roues placées contre la barrière créent une ombre très intéressante sur le plafond. En plaçant le flash précisément, c'est presque une ombre de vélo qui apparaît.
Une boîte à lumière munie d'un SB-26 flanqué d'un gel 1/4 CTO éclairait les modèles. Bien que la soft box les éclairait tous les deux, elle était dirrigée vers Arnaud. De ce fait, Pierre recevait moins de lumière ce qui était compensé par sa position plus proche de la source. La position exacte de la soft box était déterminée par l'ombre d'Arnaud sur le mur derrière lui. L'ombre ainsi placée remplit un espace qui aurait été trop vide autrement.
















Pour les photos du magasin, je me suis d'abord attelé à la réalisation de quelques "safe shots". Heureusement la température de l'éclairage ambiant était relativement proche le la lumière du jour (+- t° de couleur des flashs). Autrement j'aurais dû me passer de flash ou bien leur adjoindre un gel de la couleur adéquate (ici 1/8 CTO). Malheureusement je n'en disposait que d'un seul ce jour là. J'ai utilisé 2 ou trois SB-26 la plupart du temps zoomés à 85 mm. Étant donné que je désirais une grande profondeur de champ (f8) ainsi qu'un bruit très faible (100 ISO) je manquais un peu de puissance pour mes flashs, en général je devais les pousser à 1/2 de leur puissance. A vous de découvrir ou sont placés les flashs dans les images ci dessous ;-)



That was the easy part!

Si un objectif grand angle permet d'englober plus d'information sur une image, cela reste tout de même bien restrictif. Une photo panoramique permettrait déjà de mieux appréhender un intérieur. Mais mieux encore je voulais réaliser une visite virtuelle. L'effet est saisissant et dans le cadre de la promotion d'un magasin le concept est plus qu'intéressant.
Cependant c'était la première fois que je me lançais dans la réalisation d'un visite virtuelle. Quelques heures (jours) de recherches sur internet m'ont offert les connaissances de base nécessaires (sites 1, 2 ,3). Vous ne vous rendez sans doute pas compte de la valeur du cadeau que je vous fais en vous offrant ces trois liens ;-), mais allez, c'est de bon coeur.


Les photos ci-dessus ont été prises avec l'objectif fisheye 8mm peleng, fusionnées, converties en qtvr, converties en swf, uploadées sur photomaniak. La ligne de code copiée puis collée en code html dans la page code du blog et voici le résultat:
(maintenir le clickdroit pour naviguer dans l'image. Pendant la navigation, pressez la touche shift pour zoomer, Ctrl pour dézoomer)








mardi 23 février 2010

B&W Portrait


English version at the end of the post.




J'ai profité de la présence en Belgique de mes belles soeurs et de leur maman pour réaliser une série de portraits en noir et blanc.


Sans avoir la prétention d'atteindre le niveau des studios Harcourt, je dois avouer m'être inspiré de leurs techniques pour ce shooting.


Ce type de photo nécessite un éclairage très précis. L'objectif étant de n'éclairer que ponctuellement certaines parties du modèle. Pour cela, j'ai dû confectionner d'autres honeycomb grids à placer devant mes flash. Ces grilles réduisent le faisceau lumineux mais ce n'était pas encore suffisant pour le contraindre suffisamment.




Pour la lumière principale j'ai donc eu recours à deux systèmes différents au cours de séance. Pour certaines photos (comme celle de Szylvi en tête de post), j'ai demandé à mon assistante particulière (merci Kinga) de tenir deux grands cartons noirs devant le flash déjà muni d'une grille nid d'abeilles (honeycomb grid). De cette manière, je pouvais diriger très précisément la lumière, tant au niveau de la surface éclairée que de l'orientation de la bande de lumière ou la douceur de la transition ombre-lumière (que l'on fait varier en rapprochant ou éloignant les cartons du flash).





La seconde solution est plus restrictive au niveau des résultat et consiste en l'adjonction de deux morceaux de tape de part et d'autre du HG (honeycomb grid). De cette manière, le faisceau est également restreint mais on y perd également en puissance. Dans le cas présent cela n'avait que très peu d'importance car le flash était placé très près du sujet. C'est ce système que j'ai utilisé pour la photo de Kinga ci-dessus.


J'ai utilisé quatre flashs pour cette séance. Un SB-26 avec grille dirigé vers le fond noir.Un autre situé à l'arrière en hauteur et dirigé vers le modèle était lui aussi muni d'une grille et utilisé comme lumière de contour. Le troisième SB-26 était également coiffé d'une HG (bloqué par du tape -voir ci dessous- ou des cartons) et constituait la lumière principale.



Un quatrième flash (speedlight 580 EX) était inséré dans un ringflash "home made". Le ringflash est un outil très intéressant pour déboucher les ombres car sa principale caractéristique est de ne pas en créer lui-même, la source de lumière se situant tout autour de l'objectif. L'éclair émis par le ringflash est ainsi exactement dans le même axe que l'objectif. J'ai pris des photos lors de la conception de ce ringflash; j'y consacrerai un post ... si je les retrouve. :-)


Voici la photo du setup:





Les autres photos sont ici




My stepsisters and stepmom stayed at our home for a month. As they are so cute to make dinner, wash dishes and even wash the whole appartment, I had plenty of time for a portrait photoshoot.



As I'm sure I'm not as good as them, I inspired myselfs from the photographers of the famous Harcourt studio for this shooting. The purpose was to light small parts of the subject with very constraint hard light. But without killing the shadows.


I used 3 SB-26 all 3 gridded and one 580EX in a DIY ringflash.


Despite the grid, the main lights beam was still too large. So I asked Kinga to hold two black card boards between the flash and the subject acting as flags. This technique is very interesting to restrain a light beam as we can control the width, the angle and even the softness of the transition between light and shadows by placing the flags near or far of the speedlight. I used this technique for the picture of Szylvi at the head of the post and for the pics of Kitty and Katrin here under.



For Kinga's picture, I taped the Honeycomb grid at the left and the right sides of the beam. So I could restrain the light a little more. This technique is easier to set up but way less interesting because the effect is always the same. In another way, it's always the same... that could be good also to be sure of the result and to not have to trust the assistant holding the flags.


To fill the shadows, I used a DIY ringflash with an 580EX in it. When I find the making of pictures of the making of the ring flash (still with me?) I'll post it on the blog but I kinda lost them.


Ringflash is very usefull as fill light as it doesn't create a shadow itself (what is important for a shadow filling light hu?).


More pics here


lundi 8 février 2010

#2 : Hitman



La série "super héros and famous characters" continue bien! De nombreux projets sont sur le gril, quelques uns sont déjà réalisés et n'attendent plus que d'être postés. Il n'est pas toujours possible de réunir tous les protagonistes d'un projet au même endroit au même moment c'est actuellement ce qui me ralentit le plus dans le projet.



Le deuxième personnage que nous avons choisi d'illustrer est Hitman. On ne peut pas vraiment parler de super héros étant donné que Code 47 (Hitman) exerce le peu glorieux métier de tueur à gage. Nais je voulais l'intégrer dans la série car il est indéniable qu'il possède un charisme certain et une classe énorme (voir vidéo) .


Le personnage est avant tout un caractère de jeux vidéo lequel a été adapté dans un film au titre évocateur: Hitman.


Je me suis inspiré des différents artworks présents sur internet et sur les différentes pochettes des jeux vidéos pour le setup. Il n'est jamais évident de réaliser une photo en s'inspirant d'un dessin. En effet, il est plus facile pour un artiste de rajouter un lumière ou un éclairage en peignant une tache blanche plutôt qu'au photographe de placer son éclairage pour que le même effet soit créé. Mais c'est ce qui me plaît dans ce challenge.



Le physique de philippe ( le pilote) convenait à la perfection à notre sujet. Le crâne tout lisse, les épaules larges et un regard de tueur ;-) vous le reverrez à coup sûr sur ce blog.


Nous avons tout d'abord placé deux flash avec snoots 8" à l'arrière de philippe et en hauteur pour n'éclairer que les contours. Mon SP était placé de sorte que le logo de Hitman soit projeté sur le fond. Mais il me manquait encore un éclairage sur les deux colt government chromés qui ne quittent jamais code 47. Heureusement le plafond du vieux garage délabré qui nous servait de studio improvisé était parcouru de rails porte-câbles. Ceux-ci étaient parfait pour y fixer un 580EX snooté également et dirigé verticalement sur les deux pistolets et le haut du crâne de notre séduisant modèle.


Bien sûr, la vitesse de synchro-flash du 40D était poussée à son maximum (1/250s) et les ISOs au minimum afin de supprimer totalement l'influence de la lumière ambiante sur la photo.



La principale difficulté était pour moi de trouver l'angle idéal qui permettait aux colts de réfléchir un maximum de lumière provenant du flash situé à l'aplomb. Le chrome se comporte comme un miroir ce qui m'oblige à utiliser la lumière spéculaire (résultant de réflections) comme seul éclairage pour les armes. Je me suis un peu facilité la tâche en plaçant ce flash juste à côté d'un néon d'éclairage. Tant que je pouvais voir la réflection du bord du néon dans les colts, je savais être plus ou moins dans le bon axe.


La vidéo du making of:








To be continued ...