lundi 15 juin 2009

Muscles photoshoot





Samedi dernier se déroulaient à Jette en Belgique les championnats d'Europe de bodybuilding naturel. Par le terme naturel on sous-entend "sans dopage".




Beaucoup de rumeurs et de légendes circulent sur le milieu du bobybuilding et si certaines ne sont pas fausses, il y a beaucoup de fantasmes et d'exagérations.



Les deux athlètes que j'ai eu la chance de photographier lors de ce championnat n'utilisent pas de produits dopants, ce qui ne les empêche pas d'avoir une musculature hors du commun.



Je connais Jurgen et Johnny depuis quelques années. Pour les avoir vu s'entraîner, je peux vous assurer que les poids qu'ils soulèvent sont vraiment conséquents et que les efforts et les privations qu'ils s'imposent pour obtenir un tel résultat ne le sont pas moins.



Lors ce championnat auquel tous les deux participaient, j'ai eu l'occasion de photographier Johnny et Jurgen pendant une pause. Je devais shooter le jour même car leur alimentation est ajustée de sorte qu'ils soient au top de leur(s) forme(s) le jour J, à l'heure H. D'après leurs dires, le lendemain déjà, leur corps ne sont plus aussi sec et dessinés.




Les minutes étaient comptées, il fallait faire très vite(une fois encore). J'ai décidé d'opter pour un setup simple mais qui me trottait dans la tête depuis longtemps.
Je devais trouver un long couloir pour y mettre un flash en "backlight". En éclairant ainsi le couloir, j'obtiens quatre rayons de lumière du plus bel effet. L'association des gel bleu et oranges (CTB et CTO) est souvent intéressante. Un gel full-CTB sur le back-speedlight (SB-26) et 1/4 CTO pour l'éclairage principal constitué d'une petite softbox et d'un SB-26 avec un"dome diffuser".



La lumière ambiante est diminuée au maximum (jusqu'au noir complet) avec des réglages de 100 ISO, 1/250 sec et f7,1 (en moyenne). Il ne me reste donc que la lumière des flashs pour modifier le résultat final.





Les effets varient légèrement en fonction de la place de la softbox, en hauteur et en orientation.





La video du making of:




Les autre photos sont visibles ici


vendredi 5 juin 2009

Deep blue guns


Il y a quelques temps un ami m'a demandé de réaliser des photos d'armes a feu.

Ces photos étaient destinées à être publiées dans un livre relatant la carrière d'un policier belge. Pour des raisons de timing éditorial ces images n'ont pas été incorporées à l'ouvrage.


Le fond est composé d'un drap noir sur lequel était dirigé un flash canon 580 ex muni d'une grille "nid d'abeille" DIY et d'un gel bleu foncé.


Je voulais un éclairage doux venant du haut et d'un "rim light" arrière latéral.


J'ai monté une sorte de tente à l'aide de baguettes de bois et d'un drap blanc en guise de boîte à lumière. En dirigeant deux SB-26 sur la partie supérieure de la "tente", j'obtiens une lumière verticale très diffuse, parfaitement adaptée à ce type de sujet.


Le schéma ci-dessous contient quelques erreurs: le flash éclairant le fond était muni d'une grille nid d'abeille home made, non d'un dôme diffuseur et le SB-26 de gauche n'était pas muni d'un snoot mais il était juste zoomé et une plaque de carton (voir le setup shoot) était placé entre ce flash et l'objectif afin d'éviter un flaire disgracieux.





Un quatrième flash est placé à droite à deux heures par rapport à l'appareil (un carton fait également office de flag entre le flash et l'objectif) ce qui crée une rim light venant de droite. Ce flash permet de mettre en évidence le sujet en le détachant de l'arrière plan.



Pour ce shooting, je ne disposais que de deux pocketwizards. Fort heureusement les SB-26 sont munis de cellules "slaves" qui permettent le déclenchement du flash consécutivement à l'éclair d'un autre flash. Il suffit de disposer les SB-26 de telle manière que les éclairs des flashs déclenchés par pocketwizard soient visibles par les cellules slaves des autres speedlights.







Ceci-dit, même maintenant que je dispose d'un PW par flash, j'active tout de même la fonction slave des SB-26, au cas où le PW ne fonctionne pas. Juste une sécurité sans doute inutile mais qui ne coûte rien.






Les autres photos sont visibles ici.

jeudi 21 mai 2009

Michael De Molder Making of

La video du making of du shooting de Michael De Molder est enfin sur youtube. J'ai eu quelques soucis avec (cette m... de ) Windows Movie Maker et ensuite un petit contentieux avec youtube mais les choses sont rentrées dans l'ordre.

la video sur youtube

mercredi 13 mai 2009

Michael (Mika) De Molder




Michael De Molder est l'un des meilleur joueur de rugby Belge. Membre de l'équipe nationale depuis de nombreuses années, il joue au poste de troisième ligne dans l'un des meilleur club de rugby du royaume, le club de Boitsfort.

Cela fait sept ans que michael est champion de Belgique avec son club. Certes, pour cette année, le titre ne reviendra pas à la commune bruxelloise mais gageons que les ambitions du club seront revues à la hausse pour l'année prochaine.


Michael porte l'équipement du BRC (Boitsfort Rugby Club) sur la photo si contre. Une boîte à lumière de taille moyenne est placée à gauche de l'appareil, à la limite du cadre. Dans la boîte, le setup habituel: un flash nikon SB-26 muni d'un gel 1/4 CTO. Le soleil venant de droite crée un cross-lighting intéressant.

J'ai utilisé un canon G10 pour cette photo. La synchro à 1/1000 sec du G10 (en mode M, flashs déclenchés par pocketwizards) me permet de sous exposer correctement la lumière ambiante même en plein soleil. Je peux ainsi obtenir un ciel bleu saturé et des ombres bien denses.

La photo suivante est également prise avec le G10 au stade de rugby de la Foresterie. Mika a revêtu son numéro 7 de l'équipe nationale.

J'utilise trois sources de lumière dans ce cas-ci. la lumière principale est donnée par une boîte à lumière (SB-26 1/4 CTO) placée à gauche à hauteur de visage.

Un deuxième flash muni d'un snoot honl 5" est également disposé à gauche mais plus de face et dirigé vers le bas.

La troisième source lumineuse vient du soleil.



La lumière ambiante et dans ce cas la lumière du soleil doit toujours être considérée comme une source lumineuse à part entière. Libre à nous d'augmenter son intensité ou de la diminuer en faisant varier la vitesse d'obturation , ce qui n'influence pas l'éclairage des flashs.




Le soleil vient de l'arrière ce qui permet au ballon de bien se détacher de l'arrière plan.


La dernière photo a été prise au canon eos 40D 24-70 f2.8 L. La synchro flash à 1/250 sec est un désavantage pour cet appareil quand on désire travailler au flash. on se trouve assez rapidement limité par la puissance des speedlights. Pour arriver à l'équivalence synchro-X du G10, il faut fermer l'objectif de deux ou trois f-stops. Mais le reflex garde ses avantages notemment en terme de qualité d'image et de potentiel. Sans compter le fait qu'il est bien plus agréable de cadrer au réflex qu'au compact, même expert.



D'autres photos ici




dimanche 26 avril 2009

Zoltàn Bencsura


Juste après le shooting de l'équipe de waterpolo, Kinga me signale que Zoltan Bencsura vient d'arriver dans la piscine avec son entraîneur.


Zoltàn est allé aux jeux olympique handisport de Pékin en septembre 2008. Il est revenu à Eger avec une neuvième place en 50m papillon catégorie s6 ce qui constitue en soi une réelle performance en sachant en plus qu'il n'a commencé la natation qu'en 2004.


Il y a quelques années Zoltàn a été victime d'un tragique accident de la circulation. Il s'est fait coincer par un chauffeur de bus inattentif alors qu'il roulait à moto. Le conséquences de l'accident furent terribles, sa jambe et son bras gauche ont du être amputés.

Il passe depuis lors une grande partie de son temps dans les trois piscine olympique d'Eger à s'entraîner avec acharnement.


Nous lui avons donc demandé si, avec l'accord de son entraîneur, il pouvait nous consacrer quelques minutes pour une séance photo. Ce qu'il a directement accepté. Nous avons d'abord pris le temps de discuter au bord de l'eau pour en apprendre un peu plus sur lui et voir ensemble les photos que je désirais faire, celles qui étaient réalisables et celles qu'il aimerait avoir.

La glace étant brisée, nous pouvions commencer la prise de vue.


Il fallait bien entendu que l'on remarque son handicap sur les images mais je ne voulais pas que cela saute aux yeux. C'est d'abord le fait que Zoltàn est un nageur professionnel de talent ( 9ème au monde tout de même) qu'il fallait mettre en avant.

Pour la première photo, j'ai utilisé la boite à lumière tristar (que je n'avais pas encore rangée) avec un sb-26 muni d'un gel 1/4 CTO comme éclairage principal et un autre sb-26 muini d'un snoot 5inch en "cross lighting". La lumière ambiante a été sous exposée d' 1,5 IL pour mettre le nageur en évidence.

La même configuration a été utilisée pour la photo ci-contre, sur le plot de départ. Ne disposant que d'un seul membre inférieur, Zoltàn plonge depuis le plot en partant assis.


Pour l'image ci-dessous, Kinga tenait la boîte à lumière au dessus de l'eau à droite de l'appareil, le plus prêt possible de Zoltàn. La lumière ambiante est sous-exposée de 2IL.

Le jour du shooting, Zoltàn espérait toujours pouvoir participer aux championnats du monde de natation au Brésil. Mais aux dires de son entraîneur, le budget sera très difficilement bouclé. Si les difficultés que rencontrent les sportifs de haut niveau valides à trouver des sponsors sont importantes, le manque de couverture médiatique de la natation handisport (entre autres sports) rend les choses d'autant plus compliquées pour les athlètes comme Zoltàn.





















Les autres photos sont visibles ici ou en cliquant sur les images.

mardi 21 avril 2009

Eger's Waterpolo Team

Ce joueur de waterpolo est Péter Biros. Il est possible que vous n'en ayez jamais entendu parler, moi-même il y a deux semaines, je ne le connaissait pas.

Champion olympique 2000, 2004 et 2008 avec l'équipe nationale hongroise, vice champion du monde 2007, il a été sacré meilleur joueur d'Europe et surtout MVP (Most Valuable Player) en 2008 soit l'équivalent du ballon d'or en football, le meilleur joueur du monde.

En vacance une semaine dans la petite ville d'Eger, dans le nord de la Hongrie, j'ai eu la chance de pouvoir photographier l'équipe de waterpolo locale.

Eger est actuellement deuxième au classement du championnat hongrois que l'on pourrait comparer au championnat de football anglais. Ce qui fait de cette équipe l'une des meilleures au monde. Et je pèse mes mots.


Autant dire que le shoot me trottait dans la tête depuis plusieurs jours quand j'ai enfin eut l'opportunité d'approcher les joueurs.


L'idéal aurait bien sûr été de prendre contact quelques jours avant le shoot afin que tout soit au point et clair pour tout le monde le jour venu. Malheureusement, tout le team était en stage jusque la veille de notre départ. Nous n'avions pas le choix, il fallait prendre contact (en hongrois merci Kinga, mon interprète de luxe), demander la permission, convaincre et shooter le même jour.

Qui plus est, il y avait deux lieux possibles, une piscine extérieure et une intérieure.


J'avais pris mes repères et préparé la séance pour les deux solutions. Finalement le jour J les joueurs se sont entraînés dans la piscine couverte. Mais suite à leur stage, l'entraineur leur avait accordé un entraînement très léger ce jour là avec la promesse de les laisser rentrer chez eux juste après. Ce qui ne me laisserai qu'un très court moment pour le shoot.


Le coach était encore en train de m'expliquer la situation quand les premiers nageurs sortaient déjà de l'eau. Mon appareil était encore dans son sac, les pieds emballés, les flashs rangés. L'entraîneur leur a rapidement exposé notre projet, certains sont partis directement mais la plupart sont restés dont la "star" Péter Biros.


Je n'ai jamais monté mon matériel aussi vite, poussé notamment par le maître nageur qui me signalait plusieur fois (avec le sourire) qu'on ne pouvait quand-même pas faire attendre des champions olympiques; le tout traduit à la volée par Kinga. En trois minutes, tout était placé, les flash réglés au feeling (et à l'écran arrière des sb-26 qui me donnent la portée pour une ouverture donnée) la boîte à lumière montée sur monopode et dirigée à la voix (merci kinga).







Je voulais supprimer l'influence de la lumière ambiante. A 100 iso, f8 était un minimum pour 1/250 sec. Deux sb-26 avec snoot 5 pouces de part et d'autre du sujet à 45° à l'arrière. Je voulais des photos un peu moins dures et contrastées que celles du triathlon, j'ai donc utilisé une petite boîte à lumière lumiquest pour éclairer de face à la droite de l'appareil photo. Kinga tenait la boîte à lumière qui était montée sur monopode et en fonction de l'éclairage souhaité, pouvait la rapprocher ou l'éloigner du sujet. Ce système permet une mise en place très rapide et surtout un réglage très rapide (à la voix) de l'intensité de l'éclairage principal.





Dès les premières photos, j'ai pu être soulagé. Mes réglages à la vas-vite se sont avérés exacts. Le fond était bien noir, je pouvais me concentrer sur le shoot et les poses des modèles (qui avaient mûri depuis quelques jours dans ma tête (les poses, pas les modèles)). J'ai même pu avoir une petite pensée pour David Hobby et Joe Mc Nally qui n'ont de cesse de répéter qu'un photographe doit savoir travailler VITE.




Cette expérience m'a prouvé que la préparation d'un shoot est la clé de son succès. Une fois derrière le viseur, il est trop tard pour penser à la technique et à la pose du modèle, tout doit être réfléchi à l'avance. Bien sûr, des solutions peuvent apparaître au moment même et elle s'avèrent souvent intéressantes mais cela doit rester un "bonus", il est trop aléatoire d'espérer compter dessus.


Les autres photos sont visibles ici ou en cliquant sur l'une d'elle.

Le site du club de waterpolo d'Eger

La finale des JO 2008 (résumé)

mardi 31 mars 2009

Wim's family


Il y a déjà quelques mois, j'ai proposé à Wim de le prendre en photo avec sa petite famille.

J'avais déjà eu l'occasion de le photographier alors qu'il interprétait, au théâtre, le rôle de Hamlet de Shakespeare. A l'époque je ne travaillais pas encore au flash mais uniquement avec un grand réflecteur (ce qui constituera certainement l'objet d'un futur post).


En arrivant chez Wim, j'avais à l'esprit la réalisation d'un série en noir et blanc sur fond blanc.
Nous avons tendu un drap dans son salon. Un vrai fond papier ou vinyl aurait bien sûr été plus facile à éclairer (il figure d'ailleurs en bonne place sur la prochaine liste du père noël).

Pour illuminer l'arrière plan, j'ai placé un flash canon speedlight 580 au sol équipé d'une lightshphere. Je me suis depuis équipé d'omni bounce diffuser qui auraient été plus appropriés. Mieux encore, j'aurais dû placer deux flashs de part et d'autre du fond et munis de flags (pour les cacher de l'objectif).

A gauche de l'appareil j'ai placé un sb-26 avec une boîte à lumière et, à droite, un sb-26 muni d'un parapluie translucide. Les deux dirigés à 45 degrés, la puissance du flash du parapluie était légèrement inférieure à l'autre.

Certaines photos m'ont tout de même demandé un certain travail de retouche pour uniformiser le fond. Les plis dans le drap m'ont causés pas mal de soucis.


Tous les photographes vous le dirons, faire une séance photo avec un enfant relève parfois du chemin de croix. Et même si dans ce cas je n'irai pas jusque là, il est certain que ce n'était pas évident. Ce n'est en effet pas facile de faire comprendre à un petit bout (si mignon soit-il) ce que l'on attend de lui, surtout quand ça n'a pas grand chose d'amusant il faut le reconnaître.

Malgré tout, la séance s'est très bien déroulée et les photos attendues ont fini par se laisser prendre.


Une fois la série sur fond blanc dans la carte mémoire, il me restait encore une petite idée à concrétiser. En effet, dès le début j'avais repéré un mur d'un joli rouge dans le salon.



J'ai demandé à Wim, Leen et Wolf de se mettre debout sur le divan pour être à bonne hauteur et j'ai placé un flash avec parapluie translucide et gel 1/4 CTO à la droite de l'appareil.

Après un rapide réglage, les plus chouettes photos de la journée étaient dans la boîte. La photo de tête de post figure parmi cette dernière série.



D'autres photos du shoot sont visibles ici